Fermer le menu
Menu

Le sport bientôt pris en charge par la Sécurité sociale ?

par Mutuelle.fr

Le sport bientôt pris en charge par la Sécurité sociale ?

Alors que les bienfaits du sport sur la santé ne sont plus à prouver, l’Académie de médecine souhaite relancer le débat sur la prise en charge d’une activité physique par la Sécurité sociale.

Réduire la consommation de médicaments grâce au sport, c’est le défit que souhaite lancer l’Académie. «Le sport doit faire partie des prescriptions au cabinet médical, au même titre que les antibiotiques, l'aspirine ou les antidépresseurs», affirme le Dr Jacques Bazex, auteur d’un rapport rendu aux pouvoirs publics sur ce même thème. Selon l’Académie, si le sport est inclut dans les prescriptions médicales en tenant compte de la pathologie et de l’état des patients, une amélioration notable de leur état de santé pourrait compenser les dépenses engagées par l’Assurance Maladie. L’ordonnance pourrait ainsi indiquer la durée et la fréquence des séances ainsi que le suivi et les contrôles médicaux.

Pratiqué régulièrement, l’activité physique a un effet bénéfique à long terme en allongeant l’espérance de vie tout en retardant l’âge d’entrée dans la dépendance. A court terme, c’est un excellent déstressant, agissant sur l’anxiété et le sommeil. Une étude publiée en 2007, portant sur 250 000 personnes révèle notamment que le risque de mortalité serait réduit de 30% lorsqu’une activité physique est pratiquée au moins trois heures par semaine. La sédentarité serait, selon l’Organisation mondiale de la Santé, responsable d’un décès sur dix dans le monde.

« Grâce à l’oxygénation des tissus, l’activité sportive permet d’améliorer la fonction cardiovasculaire et pulmonaire, les muscles, le squelette, le système nerveux, le cerveau et les supports de l’immunité » rappelle le docteur Bazex. Le sport est également un excellent sevrage tabagique et il joue un rôle déterminant dans la prévention du diabète de type 2. Enfin, le sport pourrait être prescrit pour prévenir de la survenue des maladies cardiovasculaires.

Selon l’Imaps (société partenaire du mouvement mutualiste), cette mesure pourrait ainsi permettre à la Sécurité sociale d’économiser 56,2 millions d’euros par an en finançant une activité physique à hauteur de 150 euros par personne. Seul problème, la France fait partie des pays où la pratique du sport est la plus faible pendant l’adolescence parmi tous les pays d’Europe et les Etats-Unis.

L’Académie de médecine espère que cette situation va pourvoir être rétablie grâce aux efforts des pouvoirs publics et notamment par la mise en place d’un programme d’éducation au sport dès le plus jeune âge.

comments powered by Disqus
Ce site utilise des cookies pour vous assurer une meilleure expérience de navigation. En continuant à naviguer, vous acceptez leur utilisation. Pour en savoir plus, cliquer ici.