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Grève des médecins dans les cliniques privées

par Mutuelle.fr

Grève des médecins dans les cliniques privées

Deux tiers des cliniques privées auraient été touchés ce lundi 12 novembre par le mouvement de grève des médecins, d’après un syndicat de l’hospitalisation privée. L’objet de leurs protestations ? L’accord visant à plafonner les dépassements d’honoraires, signé en octobre dernier, sur lequel ils souhaitent revenir. Les établissements publics, quant à eux, ont vu se mobiliser des syndicats d’internes contre les conditions de travail qui leurs sont imposées.

Les chiffres délivrés par les syndicats d’établissements hospitaliers privés indiquent une forte mobilisation nationale, précisant que les régions Rhône-Alpes et Ile de France compteraient parmi les plus affectées par la grève. Les mouvements des médecins chirurgiens et anesthésistes auraient ainsi mis à l’arrêt de nombreux blocs opératoires au cours de cette journée. Les revendications visent une révision des accords signés entre l’Assurance Maladie et 5 syndicats de médecins libéraux, pour limiter les dépassements d’honoraires à 2,5 fois la base de remboursement fixée par la Sécurité Sociale. Les manifestant reprochent à ce nouveau système de faire preuve d’une déconsidération de leur travail et de ne pas suffisamment tenir compte de certaines spécificités médicales. "Dans les trois ans qui viennent, le système va arrêter la pratique de la chirurgie libérale" craint Philippe Cuq, coprésident du syndicat Le Bloc.

Si les syndicats d’internes craignent aux aussi les répercussions de ces accords, ils se mobilisent surtout pour améliorer leurs conditions de travail. En tant qu’étudiants en médecine, il doivent, à partir de leur 6ème année, réaliser 3 à 5 ans « d’internat ». C'est-à-dire qu’au cours de cette période, ils exerceront en hôpital en tant que professionnels autonomes dans diverses spécialités pour pouvoir ensuite être diplômés de médecine. Hors, bien qu’ils puissent être responsables de patients au cours d’une opération par exemple, ils sont parfois amenés à travailler 36 heures à la suite avec une pause d’une heure et demie. C’est ainsi contre le non-respect de leur temps de repos et contre les 70 heures effectuées en une semaine, contre un salaire de 1 500 €, que ces futurs médecins protestent.

La ministre de la santé ne semble pas disposée à revoir sa position concernant les revendications des médecins chirurgiens et anesthésistes. Selon les représentants du pouvoir exécutif, ces praticiens feraient en effet déjà partie des professions médicales les mieux rémunérées avec un salaire annuel oscillant entre 130 et 160 000 euros. La ministre s’est néanmoins engagée à réunir un groupe de travail pour examiner la question du respect des règles de temps de travail des internes. 

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