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La vente de médicaments bientôt autorisée sur Internet

par Mutuelle.fr

La vente de médicaments bientôt autorisée sur Internet

L’ordonnance visant à autoriser la vente de médicaments en accès libre sur Internet a été présentée le 19 décembre dernier par la ministre des affaires sociales et de la santé, Marisol Touraine. Un décret d’application devrait prochainement suivre. Cette décision est lourdement contestée par le Conseil national de l’ordre des pharmaciens.

La plupart des pays européens ont déjà transposé la directive européenne de 2011 qui autorise la vente de médicaments sur Internet. La France, étant dans l’obligation de transposer cette directive avant le 2 janvier prochain, a fixé des règles. Ainsi, toute commercialisation de médicaments sur la toile devra obligatoirement être faite sur le site Internet d’une pharmacie. Par ailleurs, les pharmaciens devront être déclarés à l’ordre des pharmaciens et devront au préalable, recevoir l’aval de l’Autorité Régionale de Santé. Les sites habilités seront agréés par un logo et inscrits sur une liste accessible au public. Dès janvier prochain, la campagne d’information intitulée : « Vous pouvez désormais acheter des médicaments en ligne mais pas à n'importe qui  » doit être lancée par le ministère.

Selon l’ordre des pharmaciens, la vente en ligne comporte des risques inhérents. "Rien ne remplace le face-à-face pour donner des conseils lors de la délivrance de médicaments", estime Isabelle Adenot, présidente de l'ordre d’autant plus que bien souvent, les notices ne sont pas lues. Internet peut ainsi encourager la banalisation des médicaments en les assimilant à de simples produits de consommation courante.

L’autre menace, selon l’ordre des pharmaciens, concerne la confidentialité des données, la falsification et le non-respect des règles de la profession. L’utilisation de la carte vitale ne peut également pas se faire en ligne et rend l’accès au dossier pharmaceutique impossible.

Même si la vente en ligne de médicaments a déjà été lancée par certains pharmaciens, la ministre de la santé relance le débat concernant son encadrement juridique. Selon un sondage de l’IFOP ordonné par l’Institut de Recherche Anti-contrefaçon de Médicaments (IRACM), 9% des Français ont déjà eu recourt à l’achat en ligne de produits sans ordonnance et 26 % sont prêts à le faire.

Le ministère espère, avec ces nouvelles mesures, lutter contres les contrefaçons de médicaments considérés comme la catégorie de produits la plus bloquée aux frontières (24 %).

Le collectif « pigeons pharmaciens » vient d’être formé sur les réseaux sociaux. Les pharmaciens ont adressé une lettre aux députés pour les alerter du risque de fermeture des officines.

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