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Rendre la surveillance des médicaments plus efficace

par Mutuelle.fr

Rendre la surveillance des médicaments plus efficace

Après la récente affaire de la Diane 35, la ministre de la santé Marisol Touraine a déclaré vouloir la mise en place d’un dispositif de surveillance des médicaments « plus efficace ». A ce jour, l’usage détourné de certains médicaments entraine des effets secondaires encore mal estimés.

"Nous n'avons pas le dispositif adéquat. L'objectif que je fixe c'est de pouvoir mieux anticiper, mieux informer, mieux prendre en compte les données de pharmacovigilance. Il faut s'assurer que les événements qui renvoient à des accidents ou à des effets secondaires problématiques remontent bien aux autorités sanitaires. Aujourd'hui nous n'avons pas la certitude que tous les événements à risque remontent en direction des autorités sanitaires", a déclaré la ministre.

Ainsi la Diane 35, initialement commercialisée pour traiter l’acné chez les femmes, s’est vue pendant des années prescrite comme contraceptif oral sans aucune prise en compte des risques de thrombose (formation de caillot dans le sang) qu’elle faisait encourir.

Aujourd’hui suspendue des ventes par l’Agence Nationale de Sécurité du Médicament (ANSM), la Diane 35 et ses génériques doivent faire l’objet d’un réexamen par le Comité chargé de l’évaluation des risques en matière de pharmacovigilance (PRAC). Celui-ci  devra indiquer si les autorisations de mise sur le marché doivent être modifiées, suspendues ou révoquées.

Outre la question de l’accès aux données de santé, le directeur de l’ANSM, Dominique Maraninchi a condamné dans son interview sur France Info,  les « ambigüités » qu’entretenaient les laboratoires pharmaceutiques et a notamment cité l’exemple des notices « trop compliquées » pour délivrer une information claire et précise aux prescripteurs.

Un effort reste donc à produire du côté des laboratoires mais également de la part des autorités sanitaires et du traitement des données. La France dispose aujourd’hui d’une base de données médico-administratives de plus de 60 millions de personnes, gérée par la Caisse nationale d’Assurance Maladie, et qui ne demande qu’à être étudiée.

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