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Achat de médicaments sur internet et sécurité

par Mutuelle.fr

Achat de médicaments sur internet et sécurité

Les français sont encore réticents à l’achat de médicaments sur internet, selon une récente étude de l’IFOP. En effet, seuls 9 % d’entre eux se sont déjà procuré des médicaments sans prescription via une boutique en ligne et 26 % des interrogés se disent prêts à le faire dans un cadre légal sécurisé. Les chiffres sont encore plus faibles concernant l’achat de médicaments sur prescription médicale : 3 % des sondés l’ont déjà fait et 17 % se sentent prêts à le faire.

Afin d’encadrer le e-commerce pharmaceutique, depuis le 31 décembre 2012, la réglementation autorise les pharmacies physiques à avoir une boutique en ligne, à condition cependant de recevoir l’autorisation de l’Agence Régionale de Santé. Seuls 455 médicaments peuvent, en outre, être légalement vendus sur internet. Il s’agit de produits répondant aux critères suivants :

      - Médicaments non remboursés par la Sécurité sociale

      - Médicaments soignant des symptômes courants sur une courte période

      - Médicaments délivrés sans prescription médicale

      - Médicaments dont la notice d’utilisation et le conditionnement sont adaptés à la durée et au dosage d’un traitement sans risque.

On retrouve dans cette liste des produits comme le Fervex, l’ibuprofène, le paracétamol, …

Si aujourd’hui, aucun établissement n’a encore reçu l’accréditation officielle nécessaire, deux pharmacies françaises ont devancé les procédures administratives et se sont lancées sur le marché. Elles sont situées à Villeneuve-d’Ascq, à Caen.

Le propriétaire de la pharmacie normande affirme que les patients français ne sont pas moins intelligents que les autres patients européens, qui peuvent acheter en ligne depuis plusieurs années maintenant. Son site oblige, l’internaute à répondre  à certaines questions sur son âge, son sexe et des traitements éventuels qu’il suit. Une femme ne pourra quant à elle pas finaliser la procédure d’achat sans préciser si elle est enceinte ou non.

Le souci réside dans l’incapacité pour le pharmacien de vérifier la véracité des informations saisies par l’utilisateur. Un étudiant en médecine dénonce ainsi dans son blog la facilité pour un individu lambda à se procurer dix boîtes de somnifères sans aucun contrôle de la part de l’établissement.

Le débat sur le danger de banaliser le médicament reste ouvert entre les commerçants et les autorités médicales.

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