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Les maisons de naissance vont-elles bientôt voir le jour en France ?

par Mutuelle.fr

Les maisons de naissance vont-elles bientôt voir le jour en France ?

Les sénateurs ont examiné, le 28 février dernier, une proposition de loi sur l’expérimentation des maisons de naissance en France. Ces structures, peu médicalisées permettraient, aux femmes d’accoucher sans être hospitalisées.

Apparues dans les années 70 aux Etats-Unis, les maisons de naissance ont déjà été adoptées dans de nombreux pays européens comme l’Allemagne, la Suisse, les Pays-Bas, la Suède, la Belgique, l’Espagne… Leur principe est simple, proposer aux femmes d’accoucher dans un univers moins médicalisé et de façon plus naturelle que celui de l’hôpital.

Deux sages-femmes par femme assurent le suivi et réalisent l’accouchement. Seules les femmes dont la grossesse est normale et ne présentant pas de pathologie particulière peuvent être admises dans ce type de structures. Les péridurales n’y sont également pas pratiquées puisqu’aucun anesthésiste n’est présent sur place. Enfin, par souci de sécurité, les maisons de naissance sont attenantes à une maternité afin de faciliter le transfert en cas de complications.

Avec cette loi, la France pourraient voir deux projets pilotes entrer dans le cadre de l’expérimentation. Il s’agirait des maternités CALM (Comme à La Maison) à Paris et à Pontoise. D’autres projets sont également en cours d’élaboration et, pour certains, prêts à fonctionner notamment à Nancy, Marseille ou encore Lyon ou Bordeaux…

Selon Jean-Marie-Vanlerenberghe, sénateur et représentant de l’Union Démocrates et Indépendants, les femmes enceintes seraient entre 3 et 5% chaque année à souhaiter accoucher dans des conditions moins médicalisées. Sur le plan financier et matériel, le coût d’un accouchement sans complication est estimé à environ 2 000 euros à l’hôpital alors qu’il n’est que de 600 euros en maison de naissance selon ce sénateur. Cette option pourrait donc représenter une économie de plus de 7 millions d’euros.

La ministre de la santé Marisol Touraine souligne quant à elle le risque de voir ce genre de maisons réservées à un trop petit nombre de femmes. Mais ces maisons de naissance permettent, selon elle, d’être « complémentaires aux structures existantes » et c'est pour cette raison que la ministre ne souhaite pas s’y opposer.

Faute de temps, le vote de cette loi n’aura lieu que d’ici les prochaines semaines.

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