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Les laits végétaux sont une source de mal nutrition pour les bébés

par Mutuelle.fr

Les laits végétaux sont une source de mal nutrition pour les bébés

Dans un avis rendu public jeudi 7 mars, l’Agence Nationale de Sécurité Sanitaire (ANSES) alerte les parents sur les risques liés à l’utilisation de laits végétaux pour nourrir leurs bébés de moins d’un an. Arrêt de croissance, dénutrition sévère, carences… Les bébés nourris avec des laits non adaptés peuvent souffrir de complications graves selon l’Agence de sécurité sanitaire.

Constitués de soja, de riz ou d’amande, les laits végétaux se sont fait une place de choix dans les rayons des supermarchés depuis plusieurs années. Consommés pour leur goût, leurs propriétés ou pour remplacer le lait de vache, ils ne permettent néanmoins pas de couvrir les besoins nutritionnels très spécifiques des nourrissons. « Leur utilisation peut donc entraîner des insuffisances d’apport, des carences, voire des accidents sévères » rapporte l’étude menée par l’Agence.

Dans le cadre de sa mission de « nutrivigilance », l’Agence s’est autosaisie de la question en octobre 2011 après avoir été alertée d’une dénutrition grave chez un enfant de moins de 12 mois nourri exclusivement au lait d’amande. Deux études ont par la suite recensé 13 cas de complications liés à la consommation de jus de riz, de châtaigne, d’amande et de soja. Les jeunes enfants souffraient d’arrêts de croissance, d’une anémie sévère, de carence en calcium, en vitamine D et sodium.

Même modérée, la consommation de ces substituts prive l’enfant d’apports indispensables à sa croissance. Entre sa naissance et l’âge d’un an, le poids du bébé est multiplié par trois, son cerveau passe de 300 grammes à 1 kg et sa taille augmente de 50 %. « À cet âge, une situation de déficit nutritionnel entraîne des effets biologiques non visibles qui se manifesteront à moyen et long terme par des troubles du développement » explique le Professeur Margaritis. « Les répercussions sont d'autant plus sévères que l'insuffisance d'apport est précoce, importante et prolongée.»

Selon l’étude menée sur 211 jus végétaux et laits non bovins, dans 73 % des cas l’apport énergétique s’est révélé inférieur au seuil fixé par la règlementation sur l’alimentation infantile. 83 % des boissons contiennent trop ou pas assez de protéines, 77 % ont des carences en lipides et 69 % présentent des quantités de sodium inadaptées.

L’ANSES, recommande donc aux parents de maintenir une alimentation issue du lait maternel ou des préparations spécialement formulées pour les bébés permettant de couvrir tous leurs besoins.

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