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Bisphénol A : Les risques réels de mieux en mieux cernés

par Mutuelle.fr

Bisphénol A : Les risques réels de mieux en mieux cernés

Une nouvelle étude sur le Bisphénol A montre que cette substance porterait des risques très importants pour les générations futures.

L'Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail (Anses) vient de publier un nouvel avis très alarmant sur le bisphénol A (BPA). Ce constat vient confirmer un premier diagnostic, paru en 2011, dans lequel l’organisme s’inquiétait déjà de possibles risques sanitaires. Cette substance chimique de synthèse, qualifiée de « perturbateur endocrinien » et capable d’interférer avec le système hormonal, fait partie de la composition de très nombreux objets de la vie quotidienne (plastiques, conserves, canettes, amalgames dentaires…). Ainsi, elle imprègne la population occidentale dans son ensemble.

L’Anses affirme que « certaines situations d'exposition de la femme enceinte au BPA présentent un risque potentiel pour l'enfant à naître », celui de « favoriser un développement tumoral après naissance ». Parallèlement à ce risque accru de cancer du sein, le BPA pourrait engendrer des impacts négatifs sur « le cerveau et le comportement, le métabolisme et l'obésité ou encore l'appareil reproducteur féminin ».

Pour mener à bien cette recherche, l’institut s’est appuyé sur de nombreux articles scientifiques, mais il s’agit de la première fois où une agence de sécurité sanitaire complète l’analyse de publications de ce type avec des mesures d’exposition de la population. Celles-ci ont pu être déterminées grâce à l’étude du taux de BPA dans l’air, les poussières, l’alimentation et les tickets de caisse.

L’organisation conclut que « l’alimentation contribue majoritairement » à ces risques (les produits contenus dans les boîtes de conserve sont notamment remis en question), tout comme l’eau conservée dans les bonbonnes en polycarbonate. Enfin, une attention particulière est portée aux tickets à impression thermique, dont la manipulation répétée serait également dangereuse. Une enquête est d’ailleurs en cours afin d’évaluer le risque professionnel des caissières.

Interdit dans la composition des biberons depuis 2013, le Bisphénol A sera banni de tout type de récipient en 2015. L’Anses souligne que « cette nouvelle législation devrait conduire à une baisse très significative du niveau d'exposition au bisphénol A », mais se pose la question du remplacement du BPA. Son directeur général, Marc Mortureux, informe « qu’à ce stade, il n'y a pas de produit universel pouvant se substituer au BPA dans tous ses usages ».

L’inventaire des alternatives au BPA a en effet recensé 73 substances potentielles, mais « en l'absence de données scientifiques complémentaires » liées notamment au domaine de la toxicologie, « l'Agence n'encourage pas à utiliser d'autres bisphénols comme solution de substitution au bisphénol A ».

 

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