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Donner son sang, un acte encore méconnu des étudiants

par Mutuelle.fr

Donner son sang, un acte encore méconnu des étudiants

Une enquête nationale visant à analyser les pratiques de don du sang chez la population étudiante vient de rendre ses premiers résultats.

Cette étude, menée par L'Etablissement Français du Sang (EFS), en collaboration avec l'Institut de santé publique d'épidémiologie et de développement de Bordeaux, avait pour but de faire un état des lieux des motivations, des réticences et des connaissances des étudiants concernant le don du sang. Sur les 8 434 étudiants ayant répondu au questionnaire accessible en ligne, plus d’un tiers n’était encore jamais passé à l’acte.

La quasi totalité d’entre eux savent pourtant à quoi sert le don du sang, mais la plupart ne connaissent pas la marche à suivre ou son organisation. Seulement la moitié des non-donneurs déclare en être bien informée (contre 86,8% chez les donneurs), moins de 60 % connaissent l'adresse d'un lieu de collecte (87,9 % chez ceux qui donnent), et seulement 29 % (contre 63,12 % des donneurs), savent qu’il existe un site d’information (www.dondusang.net).

L’enquête révèle aussi que pour cette population, le don du sang est avant tout un acte altruiste, les étudiants mettant en avant « l’envie d'être utile » et de réaliser un « acte de solidarité ». De plus, près de 15% franchissent le pas parce qu’ils ont été convaincus par des amis. Contrairement aux femmes, les hommes sont assez sensibles à la collation offerte (12 % l’évoquent comme élément de motivation au premier don). Concernant les donneurs fidélisés, si 80% indiquent donner leur sang parce qu’ils se sentent utiles, de nouveaux facteurs apparaissent. Les sentiments d’un accueil chaleureux, d‘un don sans douleur et l'habitude de donner sont désormais indiqués par plus de la moitié d’entre eux comme sources de motivation régulière. Les non-donneurs évoquent quant à eux de multiples freins. Chez les femmes, la peur est principalement citée (crainte de faire un malaise, appréhension des piqûres et de la douleur), alors que pour les hommes, c’est le manque de temps qui est le plus souvent avancé.

Cette étude met aussi en avant des éléments pouvant convaincre les plus réticents : résider non loin d’un lieu de collecte, être mieux informé et se renseigner à l'avance sur les lieux et horaires de celle-ci. Se rendre au centre de don à plusieurs et avoir un proche soigné grâce à des dons de ce type, semblent également être des facteurs encourageant de nouvelles personnes à donner leur sang pour la première fois.

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