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Un nouvel espoir pour les diabétiques

par Mutuelle.fr

Un nouvel espoir pour les diabétiques

Grâce à des travaux de recherche récents, une nouvelle étape dans la lutte contre le diabète de type 1 pourrait être bientôt franchie.

L’équipe de recherche de Patrick Collombat, directeur de l'Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm), vient d’annoncer que certaines cellules du pancréas de la souris pouvaient produire de l’insuline. En effet, après avoir artificiellement introduit le diabète de type 1 dans des cellules de pancréas de souris transgéniques, les chercheurs ont découvert que celles-ci étaient capables de produire cette substance.

Publiés dans la revue scientifique Developemental Cell, ces travaux ont permis de mettre en avant « que toutes les cellules bêta pancréatiques -produisant de l'insuline- peuvent être régénérées au moins trois fois ». Ces régénérations sont rendues possibles par un mécanisme transformant les cellules alpha du pancréas, productrices de glucose, en cellules créatrices d’insuline. Si l’on détectait cette possibilité chez l'homme, les personnes touchées par le diabète de type 1 pourraient se battre beaucoup plus efficacement contre cette maladie.

Pour l’équipe de scientifiques de l’Inserm, la prochaine phase de recherche va donc être d’étudier les capacités du pancréas humain à se régénérer de cette manière. Actuellement, le groupe de Patrick Collombat essaye de reproduite ce processus à l’aide de médicaments. Une découverte de cette importance pourrait permettre aux malades de produire à nouveau de l’insuline, et de ne plus avoir recours aux injections quotidiennes comblant artificiellement le manque de cette hormone.

Pour rappel, il y a aujourd’hui en France environ trois millions de personnes diabétiques, cette maladie chronique engendrant 30 000 décès par an. Elle est de plus la première cause de cécité avant 65 ans, la première cause d’amputation hors accident et la deuxième cause de maladies cardio-vasculaires. Quant au diabète de type 1, il apparaît en général pendant l’enfance ou l’adolescence, réduisant de 5 à 8 ans l’espérance de vie des personnes atteintes. D’ici 2020, il devrait toucher environ 160 000 personnes ; prévenir cette pathologie est donc un enjeu majeur pour la communauté scientifique.

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