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Bientôt un vaccin contre le paludisme ?

par Mutuelle.fr

Bientôt un vaccin contre le paludisme ?

Des tests concluants viennent d’être menés sur un projet de thérapie contre cette maladie propagée par certaines espèces de moustiques.

Depuis plus de 30 ans, la communauté scientifique est à la recherche d’un vaccin contre le paludisme, infection qui touche un tiers de la population dans le monde et qui, rien qu’en 2010, a engendré la mort de 660 000 personnes. Les experts ont jusqu’à présent été tenus en échec, mais les avancées d’une équipe de scientifiques américains du laboratoire Sanaria, apportent de vrais espoirs.

Les conclusions de leurs recherches, publiées la semaine dernière dans Sciencemag, présentent un vaccin testé sur une quarantaine d’individus et dont les premiers résultats ont montré une efficacité sans précédent. En effet, les six patients testés avec les doses les plus importantes (cinq injections), ont été protégés à 100% contre l’infection parasitaire. A titre de comparaison, sur douze individus n’ayant reçu aucun traitement mais ayant été exposés aux moustiques de la même manière, onze ont déclaré le paludisme.

Bien que ces résultats soient porteurs de nombreuses attentes, les scientifiques rappellent que la route sera encore longue avant de pouvoir utiliser ce traitement à grande échelle. Tout d’abord, l’échantillon de test est pour le moment trop minime pour conclure d’une même efficacité sur un grand nombre de personnes. Ensuite, il est actuellement impossible de savoir combien de temps la protection serait efficace. Enfin, cette thérapie reste, pour plusieurs raisons, difficilement généralisable. Les scientifiques ont donc accueilli cette découverte avec prudence : « le taux de protection est impressionnant mais le nombre de sujets est relativement faible », a ainsi expliqué le Docteur Anthony Fauci, directeur de l'Institut national américain des allergies et maladies infectieuses.

Développé par la société Sanaria, ce vaccin s’appuie sur des techniques très contraignantes. Le laboratoire étudie donc, en collaboration avec l‘école d’ingénierie de l’Université Harvard, différents moyens d’automatiser sa technique de fabrication. Enfin, d’autres solutions thérapeutiques mettant en jeu des méthodes de fonctionnement différentes sont en cours de fabrication. Mais pour le moment, les essais les plus poussés du Mosquirix (projet le plus avancé), ont démontré une capacité de protection assez faible.

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