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Les pharmacies ne vendront pas de cigarette électronique

par Mutuelle.fr

Les pharmacies ne vendront pas de cigarette électronique

Récemment réuni pour statuer sur une directive antitabac, le Parlement européen a décidé de ne pas mettre en application la mesure la plus controversée du texte. Celle-ci proposait de considérer la cigarette électronique comme un médicament et d’en limiter la vente aux pharmacies. Emanant de la Commission européenne, cette directive était notamment portée par le Conseil des ministres de l’Union européenne, les élus socialistes et les verts. A l’inverse, les représentants de droite se sont massivement exprimés contre et ont fait pencher la balance du côté du rejet de la proposition. Les cigarettes électroniques seront donc accessibles chez les buralistes ou dans les boutiques spécialisées, tout en étant accompagnées d’un avertissement sur les potentiels risques pour la santé. Leur vente sera par contre interdite aux mineurs et toute publicité sera également proscrite.

Le Parlement a, en revanche, adopté différentes mesures antitabac, concernant notamment l’emballage des cigarettes « traditionnelles ». Désormais, deux tiers d’un des côtés des paquets devront être recouverts par des visuels dissuasifs. Ceux-ci devront se situer sur la partie haute de ces paquets, afin de ne pas être camouflables par des rayonnages ou des caches. Les emballages imitant des étuis de rouge à lèvre, tout comme les paquets comportant moins de 20 cigarettes ont eux été interdits. De plus, fermement critiquée, la vente de cigarettes aromatisées (elles contribueraient à l'entrée des plus jeunes dans le tabagisme), sera suspendue dans les trois ans. Enfin, les cigarettes très fines (ou « slim »), incriminées par de nombreux experts car elles donnent le sentiment d’être moins dangereuses, n’ont en revanche pas été interdites.

Au final, le texte demeure un ton en-dessous des propositions de départ de Bruxelles, pourtant approuvées par la quasi-totalité des états de l’Union Européenne. Cela s’explique notamment par le lobby de l’industrie du tabac mené envers les parlementaires. Selon certain élus, le cigarettier Philip Morris aurait en effet investi à lui seul plus d’un million d'euros pour faire pression sur les députés européens. L’eurodéputé travailliste britannique Linda McAvan, en témoigne : pour assouplir la proposition originale de la Commission, « le lobby du tabac s'est montré très agressif ». La version adoptée par les élus européens va maintenant être étudiée par le Conseil de l’Union Européenne, qui se compose des ministres de la santé de chaque état membre. En cas d’adoption rapide, les états devront traduire les différentes directives en une loi d’ici 2018.

 

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