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Les risques des pilules de 3ème et 4ème générations minimisés

par Mutuelle.fr

Les risques des pilules de 3ème et 4ème générations minimisés

Suite à une demande de réévaluation des risques liés aux pilules de contraception 3ème et 4ème générations, l’EMA a décidé de ne pas revenir sur sa position. En effet, selon la conclusion du Comité pour l'évaluation des risques en matière de pharmacovigilance (PRAC) de l’agence européenne du médicament : « les bénéfices de tous les contraceptifs oraux combinés (COC) continuent d’être supérieurs aux risques ». Pour la PRAC, les femmes qui n’ont pas de facteur de risque de thrombose n’ont donc pas de raison de modifier leur traitement basé sur ce type de pilules.

En début d’année, les autorités françaises avaient signalé la multiplication du risque d’AVC et d’embolie pulmonaire lié à l’utilisation de ces COC de 3ème et 4ème générations. Elles avaient alors choisi de leur propre initiative d’en faire sensiblement diminuer l’usage.  A l’inverse, les instances européennes n’ont pas identifié de distinction claire entre les pilules de 1ère et 2ème générations et les plus récentes. « Le risque de thrombo-embolie veineuse est faible avec tous les contraceptifs hormonaux combinés (…) les différences entre contraceptifs selon le type de progestatif qu'ils contiennent, sont petites ».

L’avis rendu par la PRAC stipule tout de même que le risque de thrombose est plus grand chez les femmes touchées par certains facteurs aggravants : tabagisme, surpoids, migraines répétitives, antécédents familiaux d’AVC et accouchement récent. L’organisme souligne ainsi qu’il est important « que les femmes soient informées des risques, signes et symptômes des thromboses veineuses et que les médecins prennent en considération les facteurs de risques individuels au moment de la prescription d’un contraceptif ».

L’agence européenne du médicament devait également définir si les notices des contraceptifs en question apportaient une information pertinente aux patientes et aux professionnels de santé. Suite à son étude, elle a décidé que « les informations sur le produit, y compris la notice, seront mises à jour afin d'aider les femmes à choisir leur contraception de manière éclairée avec leur médecin ».

En France, il semble que les médecins n’aient pas attendu la position européenne pour prendre leurs dispositions. En effet, selon l’agence française du médicament, en août 2013, la vente de pilules 3ème et 4ème générations a chuté de 52,4 % par rapport à l’année précédente,  la vente de contraceptifs 1ère et 2ème générations ayant dans le même temps augmenté de 32.2 %.

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