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Les ondes électromagnétiques : faut-il s’en méfier ?

par Mutuelle.fr

Les ondes électromagnétiques : faut-il s’en méfier ?

Les possibles effets néfastes des ondes électromagnétiques sont souvent mis en avant. Avec la prolifération des téléphones portables et des réseaux Wi-fi dans notre environnement, de nombreuses personnes s’inquiètent. La question est même d’ordre politique, comme l’en atteste le mouvement écologiste qui souhaite une limitation renforcée des niveaux d’émissions de ces ondes. Pourtant, l’Anses vient de conclure qu’il n’était pas nécessaire de modifier les normes d'exposition en vigueur.

Si les acquis scientifiques sur le sujet sont encore bien incomplets, il existe une certitude : aucun risque sanitaire n’est prouvé à 100 %. Cependant, les experts ont mis en évidence plusieurs éléments démontrant que nos organismes réagissaient aux ondes. « On ne peut pas dire que les ondes n'ont aucune action sur l'organisme, puisqu'on observe divers effets physiologiques et biologiques en laboratoire. Le premier signe de cette activité est l'effet de chauffage produit par les ondes émises par un téléphone portable collé à l'oreille », explique Olivier Merckel, chef d'unité à l'Anses. Mais la plupart des enquêtes effectuées n’ont jamais montré d’impact nuisible sur les systèmes reproductif et cardio-vasculaire, ou d’effet sur l'apparition de maladies neurologiques.

Pourtant, comme dans le rapport de l’Agence national sanitaire de 2009, il subsiste une réelle interrogation. Différentes études montrent en effet un lien entre l’utilisation des téléphones portables et la hausse des risques de tumeurs cancéreuses (gliomes) du cerveau. Si cette constatation ne fait pas l’unanimité au sein de la communauté scientifique, elle pose quand même la question de l’innocuité des téléphones portables. Mais dans le cas où ces conclusions se confirmeraient, elles ne concerneraient que très peu de personnes. En effet, pour la plupart des utilisateurs le risque se rapproche de zéro, des impacts étant uniquement repérés lors d’utilisations intensives, représentant sur 15 ans plus de 1 640 heures de communications avec un téléphone collé à l’oreille (quinze heures par mois). Enfin, les gliomes ne touchent que 7 hommes et 6 femmes sur 100 000 et sont donc très rares. Ainsi, même aggravé par l’utilisation intensive des téléphones portables, le risque de contracter ce type de tumeur demeure très faible.

Pour autant, cela justifie les recommandations de vigilance de l’Anses, qui comme dans son précédent rapport, préconise aux utilisateurs les plus réguliers d’utiliser des kits mains libres (Bluetooth ou non) et des téléphones émettant le moins d’énergie possible (avec un débit d’absorption spécifique -DAS- le plus bas possible). En ce qui concerne les enfants, dont le cerveau pourrait être plus exposé, « l'utilisation d'un téléphone portable en mode conversation est déconseillée ». Enfin, l’agence a recommandé un usage des DAS pour chaque objet communicant et souhaite pouvoir mieux évaluer l’exposition « de la population à l'intérieur comme à l'extérieur des bâtiments » aux ondes de ces différents appareils.

 

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