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Vente de médicaments à l’unité : une première en France

par Mutuelle.fr

Vente de médicaments à l’unité : une première en France

Dans le but d’éviter leur gaspillage ou une automédication hasardeuse des patients, l’assemblée nationale vient de donner son accord à des expérimentations de vente à l’unité de certains antibiotiques. Faisant partie des mesures liées au projet de loi de financement de la sécurité sociale  (PLFSS) examiné en première lecture par les députés, ces essais vont être effectués par des pharmacies volontaires et dans des conditions prévues par décret.

Pour la ministre de la santé Marisol Touraine, l’objectif est de faire faire des économies.  « Un médicament sur deux n'est pas consommé », ce qui engendre du gaspillage, de l’automédication parfois dangereuse et de la pollution quand les gens s’en débarrassent, a-t-elle indiqué. L’opposition s’alarmant du conditionnement des médicaments et du respect des prescriptions médicales par les patients, elle a aussi précisé que cette expérimentation serait encadrée par « des règles extrêmement strictes ». Ainsi, les professionnels du monde de la santé seront interrogés pour organiser au mieux les essais et décider des informations transmises au patient par le pharmacien. De plus, face aux risques judiciaires que pourrait causer d’éventuelles erreurs de pharmaciens lors de la préparation d’ordonnances, les acteurs de la filière pharmaceutique devront engager leur responsabilité. Marisol Touraine a enfin indiqué que l’ensemble du processus serait régi par une « mission » coordonnée par un membre de l'Inserm (Institut national de santé).

L’assemblée a par ailleurs choisi de faire mener les expérimentations pendant trois ans (au lieu des quatre prévus initialement), afin de pouvoir décider plus vite d’une possible extension à l’ensemble des médicaments. Du côté des pharmaciens, les syndicats se sont prononcés favorables à cette mesure, même si elle a surpris. « Protéger les antibiotiques s'inscrit dans une logique de santé publique à laquelle nous participons », a déclaré Philippe Gaertner, président de la fédération des syndicats pharmaceutiques de France. Gilles Bonnefond, président de l'Union des syndicats des pharmaciens d'officine, l’a rejoint : « Marisol Touraine pourra compter sur les pharmaciens, nous ne sommes pas favorables au gaspillage ». Toutefois, il a également mis en garde l’exécutif, en soulignant qu’il faudrait faire « attention à ne pas créer des systèmes qui seraient beaucoup plus coûteux et inadaptés ».

 

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