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Sida : les autotests rapides arrivent dans l’hexagone

par Mutuelle.fr

Sida : les autotests rapides arrivent dans l’hexagone

Demandés depuis longtemps par les associations de lutte contre le sida, les autotests VIH seront disponibles en France dès 2014. C’est lors d’une audition devant une commission parlementaire sur les financements de la santé que la ministre de la santé Marisol Touraine l’a annoncé.  « L'année 2014 sera celle de la mise en place des autotests. J'ai donné le feu vert à la demande des autorisations nécessaires pour ces autotests qui permettront à une population limitée mais bien identifiée de pouvoir pratiquer des tests » a-t-elle ainsi déclaré.

Alors que les tests classiques menés à l’hôpital ou en laboratoire nécessitent plusieurs jours d’analyses pour livrer leurs résultats, l’avantage de ces nouveaux tests est qu’ils permettent de connaître un statut sérologique en trente minutes, avec une fiabilité supérieure à 90%. Leur utilisation est aussi simple qu’un test de grossesse, la personne pouvant effectuer le test et en lire le résultat elle-même. Ils ne restent par contre utilisables que deux ou trois mois après une potentielle transmission du virus, délai nécessaire à la détection des anticorps produits en cas d’infection au VIH. Enfin, deux types d’autotests existent, pour un dépistage à partir soit d’une goutte de sang soit d’une goutte de salive. Mais aucune précision n’a encore été apportée quant à celui qui sera commercialisé en France.

Ces nouveaux dispositifs seront notamment destinés aux personnes qui échappent à toutes les campagnes de dépistage en raison de leur précarité, de leur marginalité, mais aussi à ceux « qui ne souhaitent pas se rendre dans les centres de dépistage ou les hôpitaux », a souligné la ministre. En effet, il est estimé qu’en France 30 000 à 40 000 personnes ignorent leur séropositivité, le nombre de tests effectués n’ayant progressé que de 5% entre 2010 et 2011, malgré le plan national de lutte mis en place.

Disponibles aux Etats-Unis, ces autotests se heurtaient encore aux réticences du Conseil National du Sida (CNS) et du Comité Consultatif National d'Ethique (CCNE). Mais en mars dernier, le CNS a finalement donné son accord pour cette technique qui pourrait « contribuer à faire régresser l'épidémie du VIH », et qui selon les autorités sanitaires américaines, devrait permettre de découvrir 4 000 séropositivités et d'éviter 400 nouvelles infections par an en France. Le CCNE a, lui, mis en avant la nécessité d’encadrer l'usage des autotests, notamment pour éviter des erreurs d’interprétation des résultats. Enfin, l’association Aides souhaite que les usagers qui découvriront leur séropositivité ne se retrouvent pas seuls, et propose ainsi la mise en place d’un  accompagnement spécifique. « Ce dispositif devra être disponible 24 heures sur 24 (…) et il devra pouvoir dispenser, non seulement un soutien psychologique, mais aussi une proposition d'accompagnement vers le soin »,  annonce l’association.

 

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