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Le prix des préservatifs va diminuer

par Mutuelle.fr

Le prix des préservatifs va diminuer

Lors de la journée mondiale de lutte contre le sida, le gouvernement a indiqué qu’il souhaitait faire baisser le prix des préservatifs, notamment pour inciter les jeunes à les utiliser davantage. « Le gouvernement veut donner un signal fort : leur prix va diminuer. Au lieu d'augmenter au 1er janvier comme cela était prévu, le taux de TVA qui leur est appliqué va baisser de 7% à 5,5% », a déclaré la ministre de la Santé, Marisol Touraine. Désirant « que les fabricants jouent le jeu en répercutant cette diminution », elle estime une possible diminution des prix à « dix ou vingt centimes d'euros par boîte ». Pour la ministre, « cela devrait à la fois inciter les jeunes et les moins jeunes à mieux se protéger et favoriser la contraception ».

En effet, l'Institut national de prévention et d'éducation pour la santé (Inpes), déplore une utilisation du préservatif en baisse, notamment  « parmi les populations les plus concernées par les infections sexuellement transmissibles (IST)», c’est à dire les jeunes, les homosexuels masculins et les migrants d'Afrique sub-saharienne. Pour exemple : « en 2010, 34% des hommes de moins de 30 ans disaient l’avoir utilisé, alors qu’ils étaient 50% en 2004 ».

L’annonce du gouvernement a été saluée par le directeur de l'Agence Nationale de Recherches sur le Sida et les hépatites virales (ANRS), Jean-François Delfraissy, pour qui le préservatif est  « la pierre angulaire de la prévention ». En revanche, pour l’association Aides, cette décision se résume à « une goutte d’eau » par rapport à tout ce qu’il reste à mettre en place pour, à la fois mieux prévenir et mieux dépister. « Ce n'est pas dix centimes de moins sur une boîte qui va changer grand-chose (...) En ce qui nous concerne, la plupart des préservatifs qu'on distribue sont gratuits », a annoncé Bruno Spire, président d'Aides. « Ce qu'il faut, c'est donner la possibilité aux personnes de sentir qu'elles peuvent être concernées par le risque, cela demande du travail de terrain et de rencontrer les gens et notamment les groupes les plus exposés, comme les gays, les usagers de drogues, les migrants... C'est ce qu'on fait à travers nos actions de dépistage qui ne sont pas suffisamment financées », a-t-il ajouté.

En France, l'épidémie de sida reste stable et compte 150.000 personnes infectées. Mais le ministère de la Santé déclare que « près de 30.000 personnes ignorent qu'elles sont porteuses du virus » et rappelle que « l'an dernier, 6 400 nouvelles contaminations ont eu lieu ». Pour l’Inpes, ce sont malheureusement « les progrès thérapeutiques » qui « ont éloigné les craintes d’une contamination par le VIH ». Cet organisme vient d’ailleurs de lancer une nouvelle campagne de prévention sous le slogan « la meilleure défense, c'est le préservatif ».

 

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