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Un peu de sport après les repas de fête

par Mutuelle.fr

Un peu de sport après les repas de fête

Bonne nouvelle en ce début de nouvelle année : une étude britannique, publiée dans The Journal of Physiology, démontre que pratiquer un effort physique (tel un jogging), peut permettre d’enrayer les effets néfastes d’un repas trop copieux en accélérant l’élimination des toxines.

En effet, le Docteur Dylan Thompson (université de Bath en Angleterre), spécialiste des effets de l'activité physique et sportive sur la santé, a récemment mené une enquête sur la question. Recrutant 26 jeunes hommes au profil sportif, le praticien et ses confrères leur ont demandé de se suralimenter pendant une semaine, en consommant une fois et demie leur ration alimentaire habituelle. En outre, la moitié des participants a du stopper toute activité physique pendant la semaine en question, alors que l’autre moitié devait courir 45 minutes par jour à vive allure (« cinq minutes d'échauffement à 60 % de consommation maximale d'oxygène (VO2 max) puis 45 minutes à 70 % de VO2 max », précisent les chercheurs).

Après un suivi régulier lors de la semaine d’enquête (nombreuses prises de sang et biopsies de graisse abdominale), les premiers résultats sont tombés. Alors que les deux groupes ont connu un surplus calorique similaire, les inactifs ont en moyenne pris 2,7 kg contre 1,1 kg pour les sportifs. De plus, le jogging aura permis au groupe en question de contrecarrer les effets négatifs d’une alimentation trop riche sur le métabolisme cellulaire. Ainsi, les coureurs quotidiens n’ont pas montré de « perturbation de leur insuline et des marqueurs de gènes de l'obésité », tandis que cette suralimentation a eu « des effets sur le taux de glycémie » des personnes restées inactives. Pour le Docteur Thompson, ceci est primordial : « lorsqu'il y a beaucoup d'insuline dans le sang circulant, cela peut abîmer les vaisseaux sanguins, augmenter la pression artérielle et le risque de maladies cardiovasculaires ». Enfin, l’équipe de recherche a remarqué chez les sédentaires que « les cellules graisseuses exprimaient de manière exagérée des gènes liés à des changements métaboliques malsains ».

Pour l’équipe de scientifiques, cette étude est une nouvelle preuve des bienfaits de l’activité physique sur la santé. « Le point crucial de notre expérience, c'est que l'exercice physique a des effets bénéfiques évidents, même si les volontaires ont tous pris du poids parce qu'ils mangeaient bien plus que ce dont ils avaient besoin », souligne le Docteur Dylan Thompson. Enfin, un des autres participant à l’étude, le Docteur James Betts, déclare : « l’exercice physique a des effets positifs même quand vous stockez activement de l’énergie et que vous prenez du poids ».

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