Fermer le menu
Menu

Le déficit de l’Assurance Maladie continue de se creuser

par Mutuelle.fr

Le déficit de l’Assurance Maladie continue de se creuser

D’après une enquête du Haut Conseil pour l’Avenir de l’Assurance Maladie, les dépenses de santé de la population française devraient fortement augmenter dans les années à  venir. En effet, le déficit de l’Assurance Maladie, porté à 7,7 milliards d’euros en 2013, pourrait être multiplié par cinq d’ici l’année 2040 : selon les prévisions du HCAAM, il atteindrait 14 milliards d’euros en 2020, 29 milliards en 2030, 41 milliards en 2040 et enfin 49 milliards en 2060. « La croissance des dépenses de santé est spontanément plus rapide que celle du produit intérieur brut (PIB), ce qui contribuerait à accroître le déficit public des régimes obligatoires à l’horizon 2060 », précise ainsi le Haut Conseil.

Dans sa prévision d’augmentation du déficit de la Sécurité sociale, l’organisme a pu dissocier trois phases. La première, de 2015 à 2024, connaîtrait la croissance moyenne annuelle des dépenses de santé la plus rapide (+3,0 %). Ensuite, au cours des deux autres périodes, celle-ci devrait perdurer mais ralentir (+2,4 % jusqu’en 2040 et +1,8 % en jusqu’en 2060). Si ce phénomène peut en partie s’expliquer par le vieillissement de la population, pour le Haut Conseil pour l’Avenir de l’Assurance Maladie, cela « n’occupe qu’une part relativement modeste dans la progression » des dépenses. Celui-ci estime plutôt que ce sont « le progrès technique et l’organisation des soins » qui « apparaissent comme des contributeurs importants de la dépense de santé dans les projections ».

Comment stopper la progression du déficit ? Trois moyens sont mentionnés : une hausse des prélèvements publics (CSG, cotisations), une diminution de la prise en charge de la Sécurité sociale et une meilleure maîtrise des dépenses. Le Haut Conseil s’engage pour la troisième solution, soulignant « l’impérieuse nécessité d’une maîtrise des dépenses de santé, mobilisant les nombreux gisements d’efficience du système de soins ». Cela consisterait par exemple à déterminer « la pertinence de certains actes ou de certains séjours hospitaliers ». Néanmoins, « à court terme, des mesures sur les recettes et le remboursement de soins inutiles devront être prises en attendant que les mesures d’optimisation de la dépense de santé fassent sentir leurs effets », a enfin déclaré l’organisation.

comments powered by Disqus
Ce site utilise des cookies pour vous assurer une meilleure expérience de navigation. En continuant à naviguer, vous acceptez leur utilisation. Pour en savoir plus, cliquer ici.