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Carte Vitale biométrique : un sujet qui suscite un vif débat

par Mutuelle.fr

Carte Vitale biométrique : un sujet qui suscite un vif débat

Le nombre de fraudes à l’Assurance Maladie ne cesse d’augmenter depuis plusieurs années. Le constat en effet réalisé aujourd’hui est qu’aucun médecin ne vérifie l’identité du patient présentant sa Carte Vitale lors d’une consultation. Pour enrayer le phénomène, Nicolas Sarkozy a annoncé que, s’il était réélu en 2012, il souhaitait mettre en place une Carte Vitale sécurisée. Celle-ci enregistrerait une donnée biométrique telle que les empruntes digitales par exemple. Dominique Tian, député UMP des Bouches-du-Rhône, souhaite même que cette Carte Vitale biométrique devienne une vraie pièce d’identité. La proposition suscite un vif débat quant au coût de sa mise en place et à son réel intérêt.

Tout le monde ne partage pas la même opinion que le chef de l’Etat. L’opposition souligne que la mise en œuvre d’un tel projet serait très onéreuse pour l’intérêt qu’il apporterait réellement. Comme l’explique le député PS Jean Mallot, pour que la Carte Vitale biométrique soit utile, les professionnels de santé devraient contrôler les empruntes digitales de chaque patient ce qu’ils ne feraient sûrement pas. Par ailleurs, l’utilisation de la carte en pharmacie s’avère encore plus compliquée, notamment pour les seniors qui envoient souvent des proches récupérer leurs médicaments pour eux.

En outre, le système de protection sociale français étant très généreux, la fraude à la Carte Vitale ne semble pas être si importante que cela. En effet, tout résident français, qu’il soit en situation régulière ou non, a le droit de bénéficier de la protection sociale ; il n’y a donc pas de raison de tricher.

Quoi qu’il en soit, même si elle est bien réelle, la fraude à la Carte Vitale est moins importante que celle aux ressources ou aux actes. La fraude à l’Assurance Maladie est limitée à quelques professionnels de santé qui y trouvent un réel intérêt financier. Les fraudes qui ont été détectées représentaient en 2010 la somme de 2,5 millions d’euros sur un total de 156 millions d’euros détournés. Elle est beaucoup plus importante en ce qui concerne les prestations en espèces telles que le Revenu de Solidarité Active (RSA), les allocations familiales ou encore les aides au logement.

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