Fermer le menu
Menu

Les médicaments n’échappent pas à la contrefaçon

par Mutuelle.fr

Les médicaments n’échappent pas à la contrefaçon

La contrefaçon est loin d’avoir épargné le secteur pharmaceutique et ce, malgré le risque encouru pour les consommateurs. Mais cette réalité est encore peu connue des Européens qui sont seulement 20 % à associer la notion de contrefaçon aux médicaments. En effet, d’après les résultats d’un sondage Happycurious commandé par le laboratoire Sanofi, 72  % des Européens pensent à l’industrie du textile lorsqu’on leur évoque la contrefaçon, et à l’industrie du luxe pour 83 % des Français. Cette étude menée auprès de 5010 personnes en France, Allemagne, Italie, Espagne et Grande-Bretagne révèle ainsi que plus des trois quarts des Européens (77 %) considèrent « ne pas être suffisamment informés » sur la contrefaçon de médicaments. 96 % d’entre eux estiment par ailleurs, que les médicaments contrefaits représentent un réel danger et réclament plus de sensibilisation sur le sujet.  

Qu’est-ce qu’un médicament falsifié ?

L’Organisation Mondiale de la Santé (l’OMS) désigne comme étant un médicament contrefait, « tout médicament délibérément et frauduleusement muni d’une étiquette n’indiquant pas son identité et/ou sa source véritable ». Ces produits peuvent être dangereux pour le consommateur puisqu’ils ne contiennent pas la même quantité d’agents actifs que le médicament originel, voire aucun. De plus, des substances toxiques comme par exemple de la peinture, du ciment ou encore de la poussière peuvent entrer dans la composition de ces contrefaçons.

Aujourd’hui, il est devenu extrêmement difficile de reconnaître un médicament falsifié d’un original. Les techniques des contrefacteurs se sont sensiblement améliorées, notamment en ce qui concerne la copie de l’emballage, donnant beaucoup de fil à retordre aux douaniers ainsi qu’aux instances anti-contrefaçon.

Où trouve-t-on ces médicaments contrefaits ?

Si aujourd’hui en Europe on peut avoir entièrement confiance dans les médicaments délivrés en pharmacie, il n’en est pas de même pour ceux commandés sur Internet. Sur ce point, les Européens sont presque unanimes puisque 90 % citent Internet comme « première source potentielle de diffusion de faux médicaments ». Et non sans raison puisque l’OMS assure que la moitié des médicaments vendus sur la toile sont contrefaits.

Comment enrayer ce phénomène ?

À l’échelle des consommateurs, pour être sûr de ne pas acheter des médicaments contrefaits sur Internet, il est possible de consulter la liste des sites autorisés de vente en ligne sur le site officiel de l’Ordre des pharmaciens.

À l’échelle européenne, un texte élaboré par le Conseil de l’Europe est en cours de ratification par les pays membres. Celui-ci, dénommé par ailleurs « convention Médicrime », criminalise la production et la distribution de médicaments contrefaits. Pour qu’il entre en vigueur, deux signatures sont encore attendues sur les cinq nécessaires, dont celle de la France. 

comments powered by Disqus
Ce site utilise des cookies pour vous assurer une meilleure expérience de navigation. En continuant à naviguer, vous acceptez leur utilisation. Pour en savoir plus, cliquer ici.