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Drogue de synthèse : le nouveau phénomène européen

par Mutuelle.fr

Drogue de synthèse : le nouveau phénomène européen

L’Observatoire européen des drogues et des toxicomanies (OEDT) a publié, mardi 27 mai, son rapport annuel sur les nouvelles tendances et évolutions de consommation de drogue en Europe. Et le résultat n’est pas brillant. En effet, le rapport fait état d’une importante prolifération de nouvelles drogues, également appelées nouveaux produits de synthèse (NPS). D’autre part, les drogues dites classiques comme l’ecstasy ou encore le cannabis, sont devenues davantage nocives pour les consommateurs car surdosées.

Qu’est ce que les nouveaux produits de synthèse (NPS) ?

Arrivées très récemment sur le marché, les NPS sont des drogues synthétiques qui se répandent à vitesse grand V en Europe. Encore mal identifiées par les autorités, elles se diffusent plus ou moins légalement grâce au vide juridique qui les entoure.  Les NPS sont d’ailleurs souvent dénommées « Legal Highs » (drogue légale). Leur facilité de production et la très faible quantité nécessaire pour obtenir l’effet escompté chez le consommateur, expliquent le phénomène qu’elles déchaînent. De plus, « les effets très puissants induits par certaines substances de synthèse rendent leur détection encore plus difficile, car celles-ci ne sont présentes qu’en très faibles concentrations dans le sang”, indique le rapport de l’organisation internationale. Ainsi, ces drogues de synthèse deviennent indétectables dans les analyses de sang des consommateurs.

Par ailleurs, le rapport indique que la consommation de ce nouveau type de stupéfiant est responsable de la hausse significative des morts par overdose ainsi que de la transmission du VIH, via les injections.

« C'est un message de prévention que nous voulons faire passer, parce que l'injection est un facteur de risque aggravant pour les infections et aussi les overdoses », affirme Isabelle Giraudon épidémiologiste à l'OEDT. 

81 nouveaux produits synthétiques ont été identifiés

En France, le rythme d’apparition de ces NPS s’est également accéléré. En effet, si en 2010 les autorités repéraient une nouvelle drogue par mois, en 2013 ce chiffre à tripler.

Nocivité accrue des drogues « classiques »

Le rapport dévoile dans un second volet, que les drogues plus classiques et notamment l’ecstasy, semblent regagner du terrain.  Ce qui inquiète encore plus l’OEDT, c’est que ces drogues sont davantage dosées qu’auparavant. Notamment pour le cannabis, première drogue consommée en Europe, où la teneur en principe actif (le THC) a augmenté. 

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