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Suppression des effectifs au sein de l’Assurance Maladie : une solution économique qui fait débat

par Mutuelle.fr

Suppression des effectifs au sein de l’Assurance Maladie : une solution économique qui fait débat

Quelques semaines plus tôt, nous vous parlions des différentes solutions pensées par l’Assurance Maladie afin de réaliser des économies. Entre grands avantages et risques, ce projet de Convention d’Objectifs et de Gestion (COG) tout juste signé par l’Etat et la CNAM suscite le débat.

Une suppression des effectifs sur 4 ans

Plus d’un milliard d’euros : c’est la somme que l’Assurance Maladie souhaite économiser grâce à une réduction de ses coûts de gestion, notamment grâce à la suppression de 4.500 emplois d’ici 2017. En effet, 9.600 départs en retraite sont prévus sur ces quatre années, or selon la prévision de la Convention d’Objectifs et de Gestion seuls 53% de ces départs seront remplacés. Le calcul est rapide : 5.110 recrutements seront effectués contre 4.490 départs non remplacés, soit environ un poste sur deux.

Des améliorations à la clé 

Un mal pour un bien : c’est ce que l’on retient de cette prochaine baisse d’effectif (de 69.900 aujourd’hui à 66.600 en 2017) car elle permettra une réduction du coût de gestion significative, aux alentours de 3%, soit 6.3 milliards d’euros environ. Une économie qui saura renflouer les fonds consacrés à la prévention, à la couverture maladie universelle (CMU) et à la complémentaire santé, et ce, de 2%. L’Assurance Maladie confirme ainsi son rôle de «garant de l'accès aux droits et aux soins, de gestion du risque sur l'ensemble du système de soins » selon Michel Régereau, président de la CNAM, en adaptant « la capacité d'intervention des caisses ». Autre amélioration à espérer pour 2017 : celle de la mise en place du tiers payant généralisé chez le médecin dispensant alors les patients de l’avance des frais lors des consultations.

Les critiques de ce projet

Pourtant, les détracteurs du projet mettent en exergue son incohérence et dénoncent une politique d’austérité. Pour Force Ouvrière par exemple, cette nouvelle convention ne fera qu’asphyxier l’Assurance Maladie car « les missions traditionnelles et les nouvelles missions, comme celles de la gestion du risque ou de la lutte contre les fraudes, [seront] dès le départ compromises » par ces postes non renouvelés. Treize administrateurs dont la CGT, la CFE-CGC, la Mutualité française et les associations de patients ont ainsi voté contre ce texte tandis que quinze autres tels que le MEDEF et la CGPME l’ont validé.

La suite au 3 septembre prochain, date à laquelle un conseil d’administration devrait être convoqué pour effectuer un nouveau point afin d’éclaircir la situation.

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