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PNSE 3 : santé et environnement à l'ordre du jour

par Mutuelle.fr

PNSE 3 : santé et environnement à l'ordre du jour

Le plan national Santé Environnement 3 (PNSE 3) est en consultation publique jusqu’au 17 octobre 2014. 10 ans après le premier plan, celui-ci se veut « plus ancré sur les territoires » afin de mettre en exergue la forte corrélation qu’il y a entre environnement et santé.

Plan national Santé Environnement : qu’est-ce que c’est ?

Selon l’article L. 1311 du code de la santé publique, le plan national Santé Environnement doit être renouvelé tous les 5 ans. Ce plan aborde des problématiques diverses et variées sur le thème de la santé et de l’environnement et ce, sur le court, le moyen et le long terme. Plus précisément, c’est un projet qui priorise certaines missions à effectuer en rapport avec :

  • les différents milieux comme l’air, les sols, l’eau ou les environnements intérieurs,
  • les polluants comme les pesticides, les substances chimiques ou les bruits,
  • les questions sanitaires en relation avec les pathologies environnementales comme les maladies respiratoires, neurologiques, cardiovasculaires ou encore les cancers,
  • les différents types de population en fonction de leur vulnérabilité comme les personnes âgées, les enfants, les malades souffrant de maladie chronique ou les femmes enceintes.

Afin que ce troisième plan soit efficace et en cohérence avec son double objectif santé et environnement, il sera sûrement mis en application en parallèle avec le PNST (plan santé national du travail) dont l’élaboration ne débutera qu’en 2015. En ce qui concerne la mise en œuvre du PNSE 3, il est mis sous le copilotage du Ministère de l’Ecologie, de celui de la Santé mais aussi d’autres comme celui des Transports, du Logement ou encore de l’Enseignement Supérieur. En effet, ce plan - qui pourrait être adopté début décembre 2014 – traite de multiples sujets.

Dimension territoriale affirmée

Parmi les différents axes traités par ce plan national, il ressort celui lié à la prévention individuelle. En effet, cet axe vise à gérer des populations et des territoires qui sont concernés et mis en danger par la présence d’amiante, de sols pollués ou encore de radon ; des matières aux agents cancérogènes. Pour réduire les risques d’expositions, des travaux d’atténuation sont prévus et ce, grâce en partie à l’aide des collectivités volontaires.

En outre, les nuisances liées au bruit vont aussi être étudiées afin de toujours plus les limiter.

Cette approche territoriale suit une logique globale, régionale et locale mettant à contribution les institutions de différentes échelles qui sont encouragées à créer un label et une charte pour agir de manière plus efficace.

Exposome : un axe méthodologique qui suit l’être humain du début à la fin

C’est le calcul et l’analyse de toutes les expositions environnementales que subit un être humain au cours de sa vie, de sa formation in utero à sa mort. Grâce aux données récoltées, on prétend obtenir un aperçu des conséquences de telle ou telle présence sur un sujet. Il est évident qu’une telle méthodologie à son importance puisqu’elle permet de mettre en lumière des faits et des impacts jusqu'alors insoupçonnés mais aussi et surtout d’améliorer l’environnement dans lequel nous vivons.

Inégalités environnementales à éradiquer

Sujet jusqu'à maintenant quasiment ignoré, la question des inégalités environnementales fait là son apparition en tant qu’axe. En effet, l’objectif étant de prendre en compte ces inégalités afin de mieux planifier les zones urbaines mais aussi d’incorporer dans chacun des projets (logements et transports) urbains futurs les notions de santé et d’environnement. La première mission étant de cibler ces inégalités.

La problématique des transports en est clairement liée. Il s’agit de garantir à chacun d’être bien desservi et ce, de manière régulière, fiable et simple. Mais le sujet des transports implique aussi une remise en cause de son incidence sur la santé et sur l’environnement afin d’en mieux gérer l’organisation.

Lutte contre la pollution atmosphérique

Un nouveau programme du nom de Prepa (programme de réduction des émissions de polluants atmosphériques) est prévu pour mi 2015. En ligne de mire les installations peu performantes des chauffages au bois et les véhicules les plus polluants.

De même, la ministre de l’Ecologie, Ségolène Royal, s’est prononcée le 24 septembre dernier sur la surveillance nécessaire de la qualité de l’air dans les crèches, une surveillance prévue à partir du 1er janvier de l’année prochaine. Il conviendrait en effet de prendre en considération la proximité de ces établissements avec des zones routières à fort trafic.

Il sera également possible aux communes et intercommunalités de plus de 100 000 habitants de restreindre les zones de circulation afin de garantir la qualité de l’air extérieur.

Enfin, la question des pesticides est évoquée avec notamment la volonté de suivre la propagation de certains d’entre eux dans l’air et d’évaluer l’impact de ceux-ci sur la santé.

Meilleure qualité de l’air

A la demande des associations de surveillance de la qualité de l’air, il sera mis en place des cartes stratégiques air (CSA) qui permettront d’évaluer les zones où l’on retrouve du pollen ou des moisissures. Cela donnera l’occasion de mieux penser les dispositions à prendre en cas de forte concentration ainsi que les financements qui en résultent.

A bat le gaspillage de l’eau !

Un plan de traitement des micropolluants des eaux usées devrait être mis en place afin de réduire les risques d’exposition aux résidus de médicaments notamment.

De même, une nouvelle réflexion sur l’usage de l’eau va s’ouvrir ainsi que sur les ressources en eau non conventionnelles. Il est en effet grand temps d’entamer la discussion avec les pays européens qui ont d’ores et déjà amorcés les travaux sur le traitement des eaux usées pour une consommation ou un usage qu’on interdit de nos jours.

Dans la même idée, l’alimentation va elle aussi être davantage surveillée avec par exemple la prise en compte des contaminations chimiques et leur limitation ainsi que l’analyse des nanomatériaux présents dans les denrées alimentaires dont les risques ne sont pas clairement évalués à ce jour à cause d’un manque de recul.

Mieux informer pour responsabiliser chacun à sa santé et à son environnement

PNSE 3 souhaite mettre à disposition des informations relatives aux risques dus aux émissions des téléphones portables – en mettant notamment en œuvre les recommandations du COPIC ondes - ou encore ceux liés à la proximité avec des antennes relais, sources d’ondes électromagnétiques. Il est en effet prévu que l’on renseigne les riverains de la présence des lignes à haute et très haute tension et qu’on les en éloigne. De même, des données sur la qualité de l’air, de l’alimentation ou encore de l’eau devraient être accessibles afin de permettre à chacun d’être maître de sa consommation et de sa santé. 

 

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