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Journée mondiale de la vue : le droit à l'accès aux soins

par Mutuelle.fr

Journée mondiale de la vue : le droit à l'accès aux soins

Demain signera le début des Journées de la vision, un événement qui se déroulera en France jusqu’au 18 octobre prochain. L’occasion de tester gratuitement et rapidement sa vue. Des journées qui s’inscrivent dans la Journée mondiale de la vue dont la préoccupation correspond à l’éradication des inégalités entre les différentes populations quant à l’accès aux soins optiques.

Journée mondiale de la vue en bref

A l’initiative de l’OMS et de l’Agence internationale pour la prévention de la cécité, le deuxième jeudi du mois d’octobre devient, et ce depuis l’an 2000, le point de départ pour la Journée mondiale de la vue. Cet événement mondial défendant le droit à la vue s’inscrit dans le projet Vision 2020. Né en 1998, ce projet a pour mission de mettre fin aux cécités dites évitables, en particulier celles provoquées par le manque d’accès aux soins et par la pauvreté. En effet, rien n’est perdu puisque l’on sait que 80% environ des cas de cécité visuelle auraient pu être évités (20%) ou mieux encore, pourraient être guéris (60%). D’autant plus que les traitements visant à guérir ou prévenir une maladie visuelle font partie des interventions les plus efficaces de par leur coût et leur taux de réussite. Parmi ces interventions figurent l’opération de la cataracte et la distribution :

- de lunettes,

- de vitamine A contre la cécité infantile,

- d’ivermectine pour le traitement de la cécité des rivières,

- et de vaccins antirougeoleux.

Vision 2020 : le droit à la vue à l’échelle mondiale

Partant du triste constat qu’une personne devient aveugle toutes les cinq secondes dans le monde et qu’un enfant le devient toutes les minutes, le projet Vision 2020 s’est donné comme missions de prévenir les cécités d’ici à 2020. Le vieillissement de la population et l’accroissement démographique sont des raisons parmi d’autres de l’augmentation du nombre de personnes souffrant d’une cécité visuelle (180 millions environ). Pour tenter de réduire le nombre toujours croissant de personnes devenant aveugles chaque année - 7 millions environ - 40 pays participent au projet Vision 2020 ainsi que diverses organisations de soins oculaires, des institutions philanthropiques ou encore des professionnels de santé.

En plus de sensibiliser les individus à cette problématique de santé publique, l’objectif de Vision 2020 et de trouver des ressources afin d’agir de manière plus vaste et plus efficace. En effet, il s’agit de mettre à disposition des populations pauvres - 90% des aveugles vivent dans des pays en développement - du matériel ophtalmologique et des infrastructures adéquats mais aussi de former des spécialistes. Outre la notion de droit humain à l’accès au soin, la Journée mondiale de la vue met en exergue le fait qu’il s’agit là d’une vraie problématique de développement mondial : les aspects économique, social et humain en sont dépendants.

Qu’en est-il de la France ?

  • Le difficile accès aux soins ophtalmologiques

Moins alarmant que ce que l’on a décrit plus haut, le système français laisse un peu à désirer en matière de soins visuels. En effet, l’offre en spécialiste est beaucoup trop inégale dans l’Hexagone d’où un délai d’attente pour un rendez-vous exagérément long. Selon le Syndicat national des ophtalmologistes il faut attendre en moyenne 108 jours pour bénéficier d’une consultation et, dans le pire des cas, un an !

C’est en province que l’on souffre le plus de la désertion des spécialistes, notamment dans le Finistère et la Loire où il est commun de patienter 200 jours pour consulter. Cela explique donc le fait que la plupart des patients parcourent des kilomètres pour pouvoir enfin évaluer leur vue. L’Ile-de-France semble être la plus chanceuse bien qu’il soit possible d’espérer un rendez-vous pendant trois à six mois lorsque l’on se trouve en Seine-et-Marne ou dans l’Essonne.

Et pour cause ! Un ophtalmologiste sur deux, toujours selon le Syndicat national des ophtalmologistes, ne serait pas remplacé après départ en retraite ; le taux des départs ayant en plus augmenté ces dernières années. En outre, rien ne peut obliger un ophtalmologiste de s’installer dans des déserts médicaux, ce qui n’arrange pas la situation en province.

  • Conséquences

Les Français boudent peu à peu les consultations. En effet, seulement 72% d’entre nous avons fait contrôler notre vue ces deux dernières années selon le baromètre 2014 de l’Asnav (Association nationale pour l’amélioration de la vue). Chiffre inquiétant lorsque l’on sait qu’il est recommandé de consulter une fois tous les deux ans.

Mais ce qui vient aggraver cette situation, c’est le fait que la vue des Français baisse de plus en plus selon l’Asnav : « 51 % des Français souffrent de problèmes de vision de près », ce qui représente une hausse de sept points par rapport à l’année dernière. Le temps passé sur les écrans, le vieillissement de la population ajoutés aux délais pour obtenir un diagnostic et un traitement en sont les principales causes.

  • Les solutions des Journées de la vision

De nombreuses manifestations et activités didactiques sur l’importance de l’information et de la consultation sont prévues dans plusieurs villes de France et ce, sur une période de neuf jours dédiés en partie à :

- de la collecte de lunettes,

- de l'information sur les maladies relatives à la vue ou ayant une incidence sur la vue,

- des dépistages des troubles de la vue.

Enfin, pour pallier au manque des spécialistes, le ministère indique qu’il a « fait un effort sans précédent en augmentant fortement le nombre de postes, passé de 106 en 2010 à 150 en 2014 ». Pour alléger les procédures de renouvellement de lunettes ou de lentilles de contact, on pense même à laisser les personnels médicaux faire les bilans visuels, sans qu’il n’y ait eu de prescription préalable par un ophtalmologiste.

 

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