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Des dépenses en plus pour l'Assurance Maladie

par Mutuelle.fr

Des dépenses en plus pour l'Assurance Maladie

Les chiffres sont tombés et ils ne sont pas forcément bons. Comparés à ceux de 2013, les dix premiers mois de 2014 sont synonymes d’une augmentation des dépenses du régime général de l’Assurance Maladie de 3%.

Et pour vous, qu'est-ce que cela change ?

Il est clair que la situation inquiète et c’est pour cela que l’on s’attend à un changement net. Pour l’instant rien n’est vraiment déclaré mais on peut prédire une mise à contribution des assurés, qu’elle soit financière ou juste comportementale, afin de mieux gérer les dépenses de santé des ménages. Certains produits et prestations de santé seront certainement amenés à être modifiés. De même, et cela représente une bonne nouvelle, l’organisation des différentes institutions de santé tendent à progressivement se moderniser et accélérer leurs procédures. Les startups innovantes dans le domaine de la santé, toujours plus nombreuses, en sont la preuve.

Les dépenses en détail

Après corrections des données en fonction des variations saisonnières et des jours ouvrables, la Caisse national d’Assurance Maladie a en effet fait savoir le 25 novembre dernier que les dépenses avaient augmenté. On sait qu'elles sont en rythme annuel de +2,9% mais aussi que la Loi de financement de la Sécurité sociale 2014 votée en 2013 prévoyait une hausse de 2,4%. De quoi faire redouter le chiffre à fin octobre de +3%.

Plus précisément, deux postes semblent être responsables :

  • Les soins de villes (soins hospitaliers non compris) ont augmenté de 3,7% sur les dix premiers mois, de 3,6% en rythme annuel et représentent alors 45% des dépenses totales.
  • Les versements aux hôpitaux se sont intensifiés de 2,2% selon les chiffres à fin octobre, soit +3,5% pour le privé, +2,0% pour le secteur public et +3,6% pour les établissements médico-sociaux dont +4,2% pour les établissements pour personnes âgées.

Par contre, on note une diminution des remboursements des médicaments délivrés en ville de 0,3% sur dix mois et de 0,2% sur un an.

Un système caduc appelé à changer…

Les Echos voient en effet trois défauts principaux à prendre en compte de toute urgence : « un déficit chronique dont on ne voit pas la fin, une dégradation de la qualité des soins notamment à cause de la désertification et l’évolution de la pratique médicale ».

En effet, sur la question de la prise en charge des soins, plusieurs attentes divergentes se font sentir. D’un côté, nous trouvons les personnes regrettant le médecin de famille et de l’autre, on exalte le développement de la pluridisciplinarité des soins ainsi que la modernisation des prestations grâce notamment aux innovations techniques. De même, on se heurte à une population vieillissante dont l’objectif premier est la prévention. Enfin, nous n’avons pas tous la même notion de nécessité en ce qui concerne la prise de rendez-vous ; une appréhension de la prise en charge médicale qui se doit donc d'être retravaillée.

Mais la question la plus préoccupante est celle du déficit à prévoir. On redoute en effet une dette de 14 milliards d’euros pour 2020. Sont pointés du doigt l’instabilité, le coût et la lenteur d’exécution des services administratifs mais aussi le manque de responsabilisation des assurés et du corps médical. De même, l’inadéquation des effectifs, les incohérences de prix entre cliniques et hôpitaux ainsi que les fraudes font partie des nombreux fardeaux qui nuit à l’Assurance Maladie.

… Pour enfin faire des économies !

Le Projet de loi de financement de la Sécurité sociale 2015 propose diverses mesures afin de « transformer le système de santé et assurer sa pérennité par la maîtrise des dépenses ». En effet, l’objectif national des dépenses d’Assurance Maladie est de 2,1%, soit une économie 3,2 milliards d’euros tout de même.

Mais en pratique, comment cet effort va-t-il se matérialiser ? Il s’agira en fait de revoir le prix de certains produits de santé ainsi que les dépenses hospitalières, de développer les médicaments génériques, d’avoir davantage recourt aux soins ambulatoires mais aussi de s’assurer de l’efficacité des dispositifs mis en oeuvre.

On croise donc les doigts pour que ces différentes bonnes résolutions soient effectives dans un futur proche mais surtout fructueuses. Etant donné que l’activité économique de la santé représente seulement 12% du PIB en France, on ne peut qu’espérer mieux.

 

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