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Santé connectée : notre futur en quelques prédictions

par Mutuelle.fr

Santé connectée : notre futur en quelques prédictions

L’évènement LeWeb tout juste terminé, il convient de faire un petit bilan de ce qui s’est dit sur le plan de la santé connectée. Cette conférence annuelle créée en 2004 a pour but de réunir des décideurs du Web, des start-ups, des marques et des media afin d’échanger et d’alimenter toujours plus ce monde aussi virtuel que vivant.

Et pour vous, qu’est-ce que cela change ?

Absolument TOUT… ou alors rien ! Tout dépend de l’intérêt ou au contraire du niveau de méfiance que vous portez aux innovations ayant un rapport avec la santé. Si vous rentrez plus volontiers dans la première catégorie, vous n’êtes pas totalement étranger à ce phénomène. Peut-être avez-vous déjà sur votre smartphone des applications pour comptabiliser vos dépenses physiques de la journée ou même d’ores et déjà investi dans des objets intelligents, apposés sur le coin de votre table de chevet ou trônant fièrement sur votre poignet. Le fait est que cet engouement, selon les dires de l’évènement LeWeb, va prendre de l’ampleur et chercher à toujours améliorer votre quotidien en supprimant les obligations qui vous apparaissent comme des pertes de temps comme la prise de rendez-vous chez le médecin par exemple. De même, l’augmentation des données santé que ces différents objets peuvent centraliser promet une meilleure réflexion sur votre état de santé. Et ça, c’est plutôt sympa.

« Vous êtes le patron de votre propre santé »

Clairs, nets et… visionnaires, les mots de Daniel Kraft, médecin américain et créateur de la firme Bioniq Health, représentent bien le monde dans lequel nous glissons un peu plus chaque jour. Et ce n’est pas pour déplaire !

En effet, la santé connectée promet de beaux progrès en matière de prises en charge ou de prévention des maladies. Nombre d’innovations sont pensées pour améliorer le quotidien des différentes populations. Pour exemple, il est prévu que des drones livrent des médicaments en Afrique ou encore que des prothèses soient fabriquées à partir d‘imprimantes 3D.

D’un point de vue plus individuel, on sait que cette nouvelle façon d’appréhender la santé place l’Homme au centre des décisions. On parle dès lors d’empowerment : plus responsable et autonome, c’est lui qui fait ses propres choix pour son bien-être. Et puisque c’est maintenant à vous de décider pour votre santé, de nombreuses applications mobiles et sites internet imaginent des moyens pour vous faire économiser du temps et de l’énergie. C’est ainsi que Pager ou encore Medicast proposent aux patients de « commander » un médecin selon leurs besoins mais aussi selon leur budget et de le noter ensuite. En version française, on trouve le site Doctolib.

Des paris fous qui se moquent des limites au risque de poser des questions comme la gestion des données personnelles récoltées ou encore la déshumanisation de la médecine, toujours plus proche de nous et en même temps si froide, si rationnelle. Cela peut faire peur et c’est normal : Daniel Kraft dit même « l’internet des objets devient l'internet des corps ». De quoi alimenter tous les scenarii les plus abracadabrants sur la prise de pouvoir des machines sur l’Homme !

Malgré ces problématiques (que certains innovateurs ne manqueront pas de résoudre) on ne peut négliger les améliorations que les nouvelles technologies promettent de réaliser.

Mieux vaut prévenir que guérir

Le quantified self ou la mesure de soi est rentré dans nos vies sans crier gare. Que ce soit pour compter le nombre de pas parcourus ou la quantité d’eau bue dans la journée, nos performances sont mesurées et ce, à notre demande ! Une véritable envie de mener une vie saine explique l’engouement pour ces applications de smartphone qui remplissent un peu plus chaque jour nos écrans et nos vies. Mais elles ne sont pas les seules ! En effet, on voit de plus en plus d’objets intelligents - cela va de la montre aux textiles, des lentilles de contact aux implants - qui permettent de quantifier notre sommeil, notre alimentation et même notre fréquence cardiaque.

Des programmes de toutes sortes voient alors le jour afin de nous donner des objectifs santé et bien-être comme c’est le cas d’Omada. Il propose de venir en aide aux personnes souffrant de maladies chroniques grâce à des conseils avisés, tant sur le plan de la gestion de la maladie que sur l’aspect financier. Les diabétiques de type 2 peuvent dès lors suivre un programme de 16 semaines afin de perdre du poids.

Si LeWeb a bien expliqué un point, c’est celui des nouvelles techniques d’analyse prédictive qui nous attendent au tournant ! Toutes nos habitudes, qu’elles soient bonnes ou mauvaises comme la pratique d'un sport mais aussi le fait de fumer, sont prises en compte afin de déterminer ce à quoi notre santé ressemblera plus tard. Plus scientifique encore est l’étude du séquençage du génome qui viendra étayer ces résultats prémonitoires.

Prédire c’est bien mais ça ne suffit pas ! L’autodiagnostic fera partie de notre quotidien futur selon ce que l’on a pu entendre à l’évènement LeWeb. Des stéthoscopes numériques multifonctions reliés à une application ou encore des autotests d’urine viendront remplacer le médecin (pas complètement, on vous rassure).

Booster ses performances santé

Outre les différents programmes pensés pour nous accompagner au quotidien et nous aider à adopter une hygiène de vie saine, on trouve des innovations qui promettent d’améliorer nos performances. Pour exemple, Muse projette de renforcer nos capacités de concentration grâce à un entraînement de 3 minutes par jour à l’aide d’un simple casque connecté. Des améliorations qui auront le mérite de diminuer notre stress et par conséquent de nous faire accéder plus facilement au bonheur. Et si vous ne croyez pas qu’une telle nouvelle ère est possible, Daniel Chao, DG de Halo Neuroscience, lui affirme qu’« optimiser la performance de son cerveau va se généraliser dans la prochaine décennie. »

Mais le cerveau n’est pas le seul à intéresser les innovateurs !

De plus en plus d’entreprises souhaitent surfer sur le business de la santé comme Google ou encore uBiome. Cette dernière propose de séquencer le microbiome (écosystème microbien) de ses clients. Pour ce faire, les volontaires n’ont pour missions que d’envoyer certains échantillons et de répondre à des questionnaires. Une manière pour les clients de comparer ensuite leurs résultats et d’agir sur leur santé grâce à des traitements personnalisés. Mais le véritable intérêt de cette démarche, c’est les chercheurs qui le trouvent. En effet, ils ont ainsi accès à un nombre incroyable de données pour conduire des analyses sur le microbiome humain ; une étude qui a encore beaucoup de chemin à faire.

 

Ainsi, les innovations semblent bel et bien profiter aux particuliers dans leur quotidien mais promet également de beaux progrès à venir pour la santé collective grâce à une meilleure compréhension de l’être humain.

 

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