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Les médicaments génériques vont-ils devenir automatiques ?

par Mutuelle.fr

Les médicaments génériques vont-ils devenir automatiques ?

1 français sur 4 ne fait pas confiance aux médicaments génériques. Les professionnels de la santé ne sont pas tous convaincus également. C’est pourquoi le Ministère de la santé prépare actuellement un plan d’action.

Et pour vous, qu’est-ce que ça change ? Les médicaments génériques sont en général 50% moins chers que les médicaments d’origine alors qu’ils ont une efficacité équivalente. Ainsi, vous pouvez être guéris de la même manière tout en économisant dans votre budget santé et sans creuser le déficit de la Sécurité Sociale.

Le médicament générique a du mal à s’imposer en France

La vente de médicaments génériques en France est à la traîne. Effectivement, ils représentent seulement 25% du marché des médicaments contre 75% en Allemagne ou au Royaume-Uni.

Cet échec s’explique en grande partie par la méfiance des français. Ainsi, plus d’1 français sur 4 dit se méfier des génériques et 2 français sur 5 continuent de les refuser (chiffres de 2013). 2 français sur 5 estiment également que le médicament générique n’est pas aussi efficace que le médicament de base. Le manque d’informations et de transparence est souvent déploré.

Le médicament générique représente pourtant un enjeu de taille pour la Sécurité Sociale. Son utilisation a en effet permis à la Sécurité Sociale d’économiser 2,4 milliards d’euro en 2013, contre 1,6 en 2012, pour un total de 15,5 milliards d’euro depuis 2000.

Cependant, les ventes progressent lentement et ne satisfont pas les attentes de la Sécurité Sociale et du gouvernement. Ainsi, les économies annuelles n’ont progressé que de 14% entre 2012 et 2013. Un rebond a été observé début 2013 mais il a été de courte durée.

Des décisions ont alors été prises afin de booster ce marché. Depuis le 1er janvier 2015, les médecins sont obligés d’inscrire le nom des molécules ou des principes actifs utilisés sur les boîtes de médicaments génériques par souci de transparence. Quant au patient, il sera désormais obligé d’avancer les frais s’il refuse la prescription d’un générique au lieu du médicament inscrit sur son ordonnance.

La loi n’a cependant pas encore eu les effets escomptés. Le fait qu’elle n’ait aucune force contraignante n’incite pas nécessairement les médecins ou pharmaciens à changer leurs habitudes. Certains n’ont même pas les logiciels de prescription adaptés. Ainsi, seul 12% du chiffre d’affaire des pharmacies provient du générique.

De nouvelles propositions pour promouvoir les médicaments génériques

D’après le directeur de l'Assurance maladie, une augmentation des prescriptions génériques de 40 à 60% permettrait une économie supplémentaire de 500 millions d'euros.

L’objectif que s’est fixé Marisol Touraine, ministre de la santé, est moins ambitieux mais pourrait avoir plus d’impact que prévu. Elle souhaite générer 350 millions d’euros d’économies supplémentaires d’ici fin 2017.

Elle a présenté le mardi 24 mars un plan d’action visant à encourager l’utilisation des médicaments génériques. Voici les éléments majeurs des mesures envisagées :

  • Inciter les médecins hospitaliers à prescrire leurs médicaments directement. Grâce à leurs relations avec les laboratoires, ils ont généralement des prix plus attractifs qu’à la sortie de l’hôpital. Ceci représente un manque à gagner considérable pour l’Assurance Maladie en termes de remboursements.
  • Privilégier le nom de la molécule au nom commercial des médicaments sur l’ordonnance.
  • Renforcer le contrôle de l’utilisation de la mention "non substituable" obligeant le pharmacien à délivrer le médicament d'origine.
  • Inciter financièrement les médecins et pharmaciens à délivrer des médicaments génériques en révisant la ROSP (rémunération sur objectifs de santé publique).
  • Une campagne de communication pour renforcer la confiance des Français.

Les principaux acteurs de ce projet (médecins, pharmaciens…) travaillent actuellement sur une charte d’adhésion aux objectifs du plan. Cependant les principaux syndicats de médecins (CSMF, SML…) ne souhaitent pas la signer car pour eux, ce n’est pas la priorité en pleine période de débats autour du projet de loi santé.

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