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Surcomplémentaires santé : la solution miracle face aux réformes ?

par Mutuelle.fr

Surcomplémentaires santé : la solution miracle face aux réformes ?

Plus de 60% des français envisagent de contracter une surcomplémentaire santé. Avec la généralisation du contrat responsable et prochainement des mutuelles d’entreprise, reste-t-elle une solution viable pour optimiser ses remboursements ?

Et pour vous, qu’est-ce que ça change ? Les frais d’optique et les frais dentaires sont souvent jugés excessifs de même que les dépassements d’honoraires chez certains médecins. Parfois, votre complémentaire ne suffit pas et une des solutions est de prendre une surcomplémentaire santé. En complétant ce que votre complémentaire ne prend pas en charge, vous pouvez économiser dans votre budget santé, d’autant plus si vous avez beaucoup de frais à régler. Les réformes en cours pourraient limiter encore plus les remboursements, le recours à une surcomplémenaire pouvant ainsi s’avérer précieux.

Les surcomplémentaires sont plébiscitées par les français

Selon un sondage OpinionWay pour l’actuaire Adding*, 60% des personnes interrogées trouvent inacceptables les restes à charge en optique, le taux étant de 68% pour les frais dentaires. Le chiffre est encore plus important en ce qui concerne la prise en charge des dépassements d’honoraires des médecins spécialistes puisque 72% des personnes interrogées les trouvent trop élevés.

Si les français surveillent de près ce que coûtent leurs soins, 20% ignorent le coût de leur complémentaire santé. Alors que 48% le connaisse à peu près, seuls 32% savent précisément ce que leur coûte leur complémentaire ainsi que ce qu’elle coûte à l’employeur.

Le fait qu’avoir une complémentaire santé apparaisse aujourd’hui comme naturel peut expliquer le faible intérêt que les français lui portent. Le directeur général associé d'Adding Jean-Philippe Allory considère à cet égard que « malgré son importance, la mutuelle n’est aujourd’hui plus perçue par les salariés comme un avantage mais plutôt comme un acquis.».  Ainsi, seule 1 personne interrogée sur 5 considère sa mutuelle d’entreprise comme un critère de choix.

Face aux restes à charge élevés, 29% est prêt à renoncer à un soin, 64% à utiliser son épargne et 7% à emprunter. 68% sont prêts à contracter une surcomplémentaire afin de limiter les frais. Par exemple, 44% des salariés célibataires seraient prêts à mettre plus de 20€ dans une surcomplémentaire.

Cependant les réformes en cours pourraient bien amener les français à reconsidérer leur complémentaire santé et à envisager une surcomplémentaire. La généralisation du contrat responsable à des conditions de plus en plus encadrées pourrait engendrer une baisse des remboursements de la part des complémentaires. De même, le fait de devoir choisir sa mutuelle d’entreprise sans négocier ses conditions pourrait faire de nombreux mécontents.

Ainsi, face à des complémentaires assignées et de plus en plus limitées, les surcomplémentaires sont clairement à envisager. Encore faut-il qu’elles s’accordent aux changements.

Les surcomplémentaires doivent s’adapter aux réformes en cours

« Jusqu’à présent, on ne parlait pas beaucoup des surcomplémentaires, ce n’était pas une tendance du marché » estime Jacques Nozach, conseiller au cabinet d’actuaires Actuaris. Elles représentaient jusqu’ici un marché de niche difficile à chiffrer. On pouvait distinguer les surcomplémentaires individuelles et les surcomplémentaires liées à des contrats collectifs. Elles étaient un moyen de compléter les dépenses dentaires et en optique mais surtout de prendre en charge des prestations de confort (ostéopathie, acupuncture…).

Il semblerait que la donne ait changée aujourd’hui. En effet, 49% des français sont susceptibles de contracter une surcomplémentaire pour prendre en charge les dépenses de santé « classiques » contre 26% seulement pour profiter de nouveaux services et notamment des prestations de confort.**

Ce changement peut s’expliquer par les réformes en cours et notamment la généralisation des mutuelles d’entreprise. 56% des dirigeants envisageant de proposer uniquement une couverture minimale à leurs salariés, 60% de ces derniers sont ainsi prêts à souscrire à une surcomplémentaire pour limiter leurs frais.***

Il s’agit donc pour les organismes assureurs de redéfinir leurs produits. La tendance actuelle est à un retour aux fondamentaux. Par exemple :

  • SURCO'ADREA d’Adréa propose 5 niveaux de garanties pour améliorer les remboursements sur des besoins essentiels
  • Profil Santé d’Apicil propose 11 niveaux de garanties à destination des TPE/PME
  • La Complémentaire Santé Entreprise d’Alptis propose 3 packs en supplément afin d’optimiser le remboursement des dépassements d’honoraires ou les frais hospitaliers.

Au vu de l’uniformisation des complémentaires santé et des profils de dépense, on pourrait craindre une guerre des prix. Mais Cécile Paradis, actuaire et directrice produits prévoyance et santé chez Actuaris, n’y croit pas : « Il me semble important de conserver une segmentation des tarifs pour intégrer les différences de consommations observées en fonction des catégories sociopro­fessionnelles, de la proportion d’hommes et de femmes dans l’entreprise, de la localisation… »

Les changements en matière de contrat responsable ne devraient pas impacter les contrats de surcomplémentaire puisque ces derniers ne sont pas obligés de s’y soustraire et ne rendent pas la complémentaire non responsable.

* Selon une étude réalisée dans des entreprises de + de 500 salariés (enquête en ligne CAWI réalisée du 8 au 12 février 2015. Echantillon représentatif de 1 996 salariés français d’entreprises privées de 500 salariés et plus.)

** Selon une enquête d’opinion menée par l’IFOP pour Deloitte.

*** Selon un sondage réalisé par Opinion Way pour la Maaf en novembre 2014 auprès de 1 000 salariés et 400 patrons de très petites entreprises (TPE, de 1 à 9 salariés).

 

Pour en savoir plus sur les réformes en cours et les surcomplémentaires santé :

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