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Quel avenir pour les comparateurs d’assurance ?

par Mutuelle.fr

Quel avenir pour les comparateurs d’assurance ?

Les comparateurs d’assurance sont de plus en plus présents sur la toile et les prévisions sont positives. Le marché français reste cependant en retrait par rapport à certains voisins européens. Les dernières réformes et les changements de modèle des comparateurs vont-ils permettre de changer la donne ?

Et pour vous, qu’est-ce que ça change ? Vous êtes de plus en plus nombreux à utiliser des comparateurs en ligne pour des achats divers et variés (avion, voyages, chaussures…). Les comparateurs d’assurance comme mutuelle.fr en font partie. Du fait des réformes liées à la généralisation des mutuelles d’entreprise ou à la loi Hamon facilitant la résiliation des contrats d’assurance, ils sont en train de redéfinir leur stratégie. Ainsi, vous pourrez profiter de comparaisons de plus en plus adaptées et elles vous permettront à coup sûr d’économiser dans votre budget santé.

Le marché de la comparaison d’assurances est en progression

En 2014, 52% des consommateurs avaient utilisé des comparateurs contre 42% en 2012. Les perspectives à moyen terme sont excellentes puisqu’on attend une croissance multipliée par 3 d’ici 2020. Prenons l’exemple de la comparaison d’assurance automobile. 30% des ventes d’assurance auto en ligne sont faites sur des comparateurs. Lelynx.fr a déjà une croissance de 15% sur les 3 premiers mois de l'année 2015 (comparé au premier trimestre 2014) sur leur section automobile*.

Cependant, les comparateurs d’assurance français rapportent seulement 8 % des affaires nouvelles en assurance automobile contre 12 % en Espagne et 70 % au Royaume-Uni. De même, la part des assurances auto souscrites en ligne via un comparateur y est plus élevée : 84% en Angleterre et 39% en Espagne. Ainsi, la France est en retard par rapport à certains voisins européens. Avec plus de 20 comparateurs et un nombre impressionnant de 40 000 000 de comparaisons rien que pour les voitures, le Royaume-Uni est largement en avance. D’autres pays comme l’Espagne ou l’Italie sont également intéressants.

Le marché de la comparaison d’assurance est en définitive peu développé en France. La méfiance des assureurs en est certainement une des raisons majeures.

*Source : Admiral Group 2015, Consumer Barometer Google 2014

Les assureurs ne leur font pas assez confiance

Il est très important pour certains assureurs d’être présents sur des comparateurs. Nelly Brossard, ancienne Directrice Générale Adjointe d’Amaguiz, affirme qu’« ils sont incontournables car les internautes comparent avant d’acheter un contrat auto, habitation ou santé ; c’est devenu un outil indispensable aujourd’hui ».

Ce qui est mis en avant par les assureurs est la comparaison rapide, le gain de visibilité et de notoriété ainsi que la possibilité d’exploiter des canaux de distribution différents.

Cependant, de nombreuses failles sont pointées du doigt. Il est effectivement souvent reproché aux comparateurs de trier les résultats en fonction du prix et non sur les garanties ou l’adéquation aux besoins. Le manque de transparence et d’indépendance de certains comparateurs fait craindre à certains assureurs de ne pas apparaître dans les recherches. Des assureurs ne croient pas à l’objectivité d’un comparateur par rapport à un humain qui est plus à même de répondre aux attentes des assurés. Les comparateurs incitent également à changer de contrats régulièrement, ce qui rend difficile la fidélisation de la part des assureurs. Enfin, il n’est parfois pas rentable d’être sur un comparateur car l’assureur paye plus pour apparaître que ce que le comparateur rapporte en terme de contrats.

Ainsi, bien que de plus en plus de personnes utilisent les comparateurs en ligne, les freins des assureurs à travailler avec eux font qu’il est difficile de rester crédible.

La loi Hamon pourrait bien relancer le marché

Afin de mieux se faire entendre et d’être plus transparent, plusieurs comparateurs en ligne se sont associés au sein du Groupement des Comparateurs d’Assurance (GCA). Le 31 mars dernier, ils ont rencontré pour la première fois le Groupement des Entreprises Mutuelles d’Assurance (GEMA) afin de rendre les assureurs plus prompts à travailler avec eux.

Le GEMA a renouvelé ses critiques concernant l’importance trop grande donnée aux prix. Ainsi, il s’agit pour les comparateurs de retravailler leurs algorithmes afin de prendre en compte autant le prix que les besoins.

Le deuxième sujet qui a été largement abordé au cours de cette rencontre est l’impact de la loi consommation dite loi Hamon. Cette loi, entrée en vigueur le 1er janvier 2015, permet aux assurés de pouvoir résilier leur contrat à tout moment après la 1ère année. Ceci pourrait donc entraîner une hausse des résiliations, donc une baisse de la fidélisation, ce qui pourrait profiter aux comparateurs mais qui inquiète les assureurs. 37% des français assurent que cette loi va modifier leur comportement face à leurs contrats d’assurance.

Lelynx.fr croit beaucoup en cette loi. Selon Diane Larramendy, directrice générale, « Ce n’est pas une Révolution, mais plutôt une évolution qui va fluidifier le marché. Le monde de l’assurance va se rapprocher de celui du consommateur » explique-t-elle. Lesfurets.com et Assur’land sont moins optimistes : «Les Français restent attachés aux assureurs affinitaires de gros professionnels et aux grands assureurs à réseaux et sont peu enclins à changer d'assurance pour le seul prix », selon Stanislas di Vittorio, directeur général d'Assurland.

La généralisation des mutuelles d’entreprise à partir de janvier 2016 est également un enjeu majeur pour les comparateurs qui doivent désormais également travailler avec des contrats collectifs et s’adresser directement aux entreprises. Lecomparateurassurance l’a bien compris et a créé son propre site Internet à destination des professionnels. Mutuelle.fr a également un module entreprise.

Enfin, le manque d’anonymat lié à la récolte des adresses mail en amont de la comparaison reste un frein majeur pour 66% des utilisateurs. Des comparateurs comme mutuelle.fr ne demandent cependant pas les adresses mail. 

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