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Quel avenir pour la télémédecine ?

par Mutuelle.fr

Quel avenir pour la télémédecine ?

La télémédecine fait partie du domaine de la e-santé qui est en pleine expansion. Consulter un médecin à distance pourrait bien se généraliser dans un futur proche.

Et pour vous, qu’est-ce que ça change ? L’essor d’Internet et des nouvelles technologies vous a permis de pouvoir réaliser un grand nombre de tâches à distance. Pouvoir consulter son médecin à distance est donc tout à fait envisageable. Malgré les freins que vous pouvez avoir, certaines maladies dont le diagnostic ne nécessite pas de contact physique sont d’ores et déjà traitées de cette façon. Ceci permet d’éviter des frais de déplacement parfois très élevés si vous vivez dans des déserts médicaux. C’est d’autant plus intéressant pour les personnes à mobilité réduite qui peuvent avoir une consultation sans bouger de chez elles.

Un phénomène plutôt récent mais en pleine expansion

La télémédecine consiste en une consultation à distance entre un médecin et un patient ou entre plusieurs médecins à propos d’un patient. Elle évite aux patients ou aux médecins de devoir se déplacer ou se réunir, ce qui est parfois compliqué pour les personnes à mobilité réduite ou vivant dans des déserts médicaux. Cette pratique est légalisée en France depuis 1994 mais elle a été testé dès la fin des années 70 notamment en Nouvelle Calédonie par le docteur Louis Lareng.

L’essor de la télémédecine s’inscrit dans l’explosion de la santé connectée dans son ensemble. A l’aide d’outils médicaux de plus en plus perfectionnés et grâce aux nouvelles technologies de l’information et de la communication, il est donc tout à fait possible d’avoir un diagnostic médical pertinent à distance.

Elle est aujourd’hui utilisée dans plusieurs secteurs particuliers tels que la marine comme l’explique Michel Pujos, à la tête du Centre de Consultations Médicales Maritimes : « On a mis en place l’activité de téléconsultation dans les années 1980. Nous sommes passés de 602 téléconsultations en 1994 à 3405 en 2014. On se dirige, doucement, vers la télémédecine. »

Elle est également expérimentée jusqu’en 2017 pour traiter le diabète, l'insuffisance cardiaque, l'hypertension artérielle et l'insuffisance rénale chronique. Mais son spectre pourrait s’étendre assez rapidement grâce à un certain nombre de mesures ayant pour objectif d’atteindre 1 million de patients en 2020.

De nombreuses démarches sont faites pour soutenir la télémédecine

Un certain nombre de textes et de lois sont apparus ces dernières années pour promouvoir la modernisation de la médecine et donc la télémédecine.

La Commission e-Santé de LESISS, la fédération des industries de technologies d'information de santé s’est donc fixé comme objectif de passer la barre des 1 millions de patients en 2020. La première étape sera  d'atteindre 50 000 patients d’ici la fin de l’expérimentation concernant 5 000 personnes actuellement. D'après les évaluations de Syntec Numérique, premier syndicat numérique de France, ce projet pourrait permettre la création de 15 000 emplois d'ici 2020: 10 000 dans la télésurveillance et 5 000 dans l'industrie. Mais ce projet semble trop ambitieux car il manque de financements.

"Mesure 33", groupe de travail du Comité Stratégique de filière Santé réunissant depuis 2013 les industriels des dispositifs médicaux et du numérique en santé et les acteurs publics a également proposé une batterie de mesures afin de promouvoir la télémédecine. Parmi elles, un soutien juridique aux porteurs de projets à propos des recommandations de bonnes pratiques de la Haute autorité de Santé, la simplification des procédures administratives de contractualisation, la simplification du travail des Agences régionales de santé (ARS), la simplification des exigences techniques, etc. Ce projet est dans la parfaite lignée du plan "Santé Numérique", l’un des 34 Plans de la Nouvelle France Industrielle.

Des expérimentations prometteuses

Dans le cadre de la loi de financement de la sécurité sociale pour 2014, le gouvernement vient d’ouvrir l’expérimentation de la télémédecine aux patients souffrant de plaies chroniques (escarres, ulcères de la jambe ou, plaies du pied diabétiques…) dans 9 régions « pilote » : l’Alsace, la Basse-Normandie, la Bourgogne,  le Centre, la Haute-Normandie, le Languedoc-Roussillon, la Martinique, les Pays-de-la-Loire et la Picardie.

Concrètement, ce projet va se matérialiser par des téléconsultations entre des centres ou maisons de santé connectées à d’autres structures disposant des ressources nécessaires pour élaborer un diagnostic. L’objectif est que le médecin généraliste puisse avoir en direct l’avis d’un spécialiste selon les symptômes que présentent les patients.

Ce dispositif a été mis en place dans le but de limiter les délais de consultations, de lutter contre les déserts médicaux en évitant aux patients des déplacements parfois longs et coûteux et enfin de réduire les dépenses de l’Assurance Maladie.

Si les résultats s’avèrent probants, une généralisation du dispositif pourra être envisagée.

D’autres territoires ont également mis en place des projets de télémédecine. C’est le cas de la Loire qui va expérimenter cette médecine dans plusieurs maisons de retraite. Près de 900 consultations pourraient être assurés annuellement : « C’est un projet qui nous tient à cœur, qui permet d’éviter des déplacements de praticiens ou de patients, pour qui c’est souvent compliqué, et de réaliser des consultations plus sereines dans leur environnement, avec des économies de transport à la clé, estime Rémi Bouvier, directeur général de la Mutualité de la Loire. La téléconsultation n’est évidemment pas adaptée à toutes les pathologies, mais peut se révéler efficace sur les problèmes dermatologiques, les consultations psychiatriques, les consultations sur la douleur, le suivi de longues maladies ou les avis gériatriques ».

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