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Les génériques n’ont plus le vent en poupe

par Mutuelle.fr

Les génériques n’ont plus le vent en poupe

Les médicaments génériques ont été créés il y a douze ans par les pouvoirs publics dans l’objectif de modérer les dépenses de santé. Ces copies légales de médicaments anciens ont enregistré pour la première fois une diminution de leurs ventes en volume. Alors que le nombre de boites vendues avait enregistré une croissance de 6% en 2010, la distribution de médicaments génériques a diminué de 3% en 2011. Bien que les ventes aient tout de même enregistré une croissance de 3% en valeur en 2011, cette hausse est moindre par rapport à la croissance exceptionnelle de l’année 2003 (40%) ou encore de 2009 avec ses 13% d’augmentation.

Les génériques représentent aujourd’hui dans l’hexagone 25% des ventes de médicaments mais la tendance est à la baisse. Plusieurs raisons sont à l’origine de cette diminution : la baisse des prescriptions de médecine générale, prescriptions qui incluent généralement le plus de médicaments génériques ; la méfiance grandissante de la population envers les industries pharmaceutiques, notamment suite à l’affaire du Médiator. Dès lors qu’un médicament perd la confiance des consommateurs, sa copie générique en subit les conséquences de plein fouet. Une autre raison de la chute des génériques réside aussi dans le fait que les médecins apposent de plus en plus souvent la mention « non substituable » sur leurs ordonnances ce qui signifie que le pharmacien ne peut pas remplacer le « princeps » par une version générique. Aujourd’hui, 4 % des médecins utiliseraient cette mention de manière systématique, ce que déplore l’Assurance Maladie qui tend à lutter contre le phénomène en mettant en place une campagne de santé publique afin de restaurer la confiance. Un autre facteur explicatif est le retrait du marché d’un grand nombre de médicaments et de leur copie, jugés dangereux… Le constat aujourd’hui est sans appel : le taux de substitution des médicaments génériques est passé de 82% en 2009 à 68% en 2011. Il faut savoir que, lorsque le taux de substitution des princeps en médicaments génériques augmente d’un point, ce sont 100 millions d’économies pour l’Assurance Maladie. Les médicaments génériques ont en effet permis de faire 2 milliards d’euros d’économie en 2011 et 1,75 milliards en 2010. Les fortes économies réalisées en 2011 s’expliquent notamment par le nombre importants de brevets tombés dans le domaine public.

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