Fermer le menu
Menu

E-santé : les objets connectés doivent-ils être remboursés ?

par Mutuelle.fr

E-santé : les objets connectés doivent-ils être remboursés ?

Pasteur Mutualité vient d’annoncer le remboursement de plusieurs objets connectés liés à la santé. Est-ce avantageux pour la mutuelle ou ses assurés ?

Et pour vous, qu’est-ce que ça change ? Les objets connectés envahissent notre quotidien. Prise de tension, diabète, suivi d’activité physique, leur utilisation dans le domaine de la santé est multiple et permet de prévenir certains frais médicaux. Les mutuelles commencent à s’y intéresser de près et un remboursement de ces objets est doublement intéressant pour votre budget santé.

Plusieurs objets sont concernés

Pasteur Mutualité, spécialisée dans les professions de santé, vient de s’engager à rembourser plus de 130 000 de ses assurés.

3 types d’objets sont concernés :

  • Activités physiques connectées : montre, bracelet…
  • Suivi physiologique : balance, tensiomètre…
  • Observance des prescriptions médicales : pilulier…

Le montant du remboursement peut aller de 75 à 150 euros. Une seule demande de prise en charge n’est possible pour un contrat de 2 ans.

Prévenir pour moins dépenser

Pasteur Mutualité souhaite inciter les spécialistes de la profession à utiliser des objets connectés en guise de prévention. Leur objectif sous-jacent est que leurs assurés en fassent la promotion auprès de leurs propres clients.

Inciter leurs assurés à adopter des comportements responsables leur permettrait aussi de limiter leurs remboursements.

Axa Santé le faisait déjà en promettant des chèques-cadeaux en fonction du nombre de pas réalisé ou en donnant un bracelet à certains adhérents.

Un pas de plus vers la modulation par comportement ?

Les assureurs pourraient être tentés de collecter des données de santé afin d’adapter leurs garanties. Mais le groupe mutualiste a clairement affirmé qu’aucune information ne sera recueillie.

Personnaliser les remboursements en fonction du mode de vie des assurés n’est donc pas prévu pour l’instant en France. C’est déjà le cas aux Etats-Unis où l’assureur John Hancock utilise les données d’un bracelet connecté pour moduler ses tarifs.

Dans le secteur de l’assurance automobile, Direct Assurance module ses tarifs en fonction du comportement des conducteurs, à l’aide d’un boîtier connecté. Ce système va-t-il être étendu aux mutuelles santé ?

 

Pour aller plus loin :

comments powered by Disqus
Ce site utilise des cookies pour vous assurer une meilleure expérience de navigation. En continuant à naviguer, vous acceptez leur utilisation. Pour en savoir plus, cliquer ici.