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De nouvelles propositions pour réduire le déficit de l’Assurance Maladie

par Mutuelle.fr

De nouvelles propositions pour réduire le déficit de l’Assurance Maladie

Le déficit de l’Assurance Maladie devrait se creuser en 2015. Il est donc urgent de trouver des solutions pour réduire ses dépenses. Quelles sont-elles ?

Et pour vous, qu’est-ce que ça change ? Le « trou de la Sécurité Sociale » ne peut se boucher que si des efforts sont faits pour réduire les dépenses et augmenter les recettes. Vous y participez quotidiennement via des taxes, des baisses de remboursement, etc. Mais il existe des solutions pouvant profiter autant à vous qu’à l’Assurance Maladie.

Lutter contre le gaspillage

C’est l’objectif que s’est donné la Caisse nationale d’assurance maladie dans un rapport qu’elle va remettre prochainement à Marisol Touraine, ministre de la Santé.

La CNAM part du constat que « Toutes les analyses montrent que l'usage des produits de santé peut être optimisé. Les recommandations officielles ne sont pas toujours respectées. Il est essentiel que les choix, y compris dans le domaine des dispositifs médicaux, soient guidés par le rapport coût-efficacité des traitements, au-delà de leur seule efficacité. »

5 pistes parmi d’autres

  • Réduire les écarts de prescriptions d'examens biologiques : 25% des médecins administrent en moyenne par patient moins de 24 euros d'actes de biologie alors que 25% prescrivent pour plus de 40 euros. «Ces disparités ne s'expliquent pas par des différences de patientèle. On observe des multiplications d'actes dont la pertinence peut être discutée médicalement»  juge la CNAM.
  • Limiter l’administration de tests de dépistage du diabète : S’il y a actuellement 3,5 millions de diabétiques, plus de 10 millions de français ont été dépisté, ce qui est trop selon la Sécurité Sociale. La plupart des médecins prescrivent des examens permettant le suivi des personnes déjà diabétiques à des patients non atteints. Cet examen étant 6 fois plus cher qu’un test classique, c’est près de 40 millions d’euros qui pourraient être économisés.
  • Traiter le diabète de façon progressive : de nombreux médecins administrent de manière trop précoce des médicaments de «troisième intention» au lieu d’utiliser d’abord des thérapeutiques classiques bien moins chers. Le simple respect des recommandations de la Haute Autorité de Santé permettrait de gagner près de 142 millions d'euros.
  • Mieux suivre les patients atteints d’ostéoporose : Cette maladie fragilisant les os aboutit souvent à de fractures, coûteuses à traiter. Le manque à gagner pour l'Assurance maladie est estimé à plus de 1 milliard d'euros.  «Il y a un enjeu de santé, mais aussi un enjeu économique à améliorer la prise en charge dans ce domaine», résume l'Assurance maladie.
  • Réduire la part des taxis dans le transport sanitaire : elle n'a fait que croître ces dernières années. Les autres véhicules sanitaires comme les ambulances légères coûtent pourtant 25% moins cher. Les sociétés proposant les 2 types de trajet peuvent donc choisir le mode le plus rentable pour elles aux dépens de l’Assurance Maladie. Cette dernière appelle donc à revoir le système en profondeur.
 

Pour aller plus loin :

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