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L’entretien pharmaceutique bientôt en complément des consultations ?

par Mutuelle.fr

L’entretien pharmaceutique bientôt en complément des consultations ?

De nouvelles missions pour les pharmaciens ? Il en est question aujourd’hui avec l’éventuel amendement de la loi « Hôpital, patients, santé et territoire » votée en 2009. Les négociations se poursuivent jusqu’au 28 mars prochain entre les syndicats de pharmaciens d’officine, l’Assurance Maladie et les complémentaires santé pour tenter de trouver une solution face à l’évolution des besoins des patients.

Avec la multiplication des traitements à domicile de plus en plus lourds, les sorties plus rapides de l’hôpital, il semble inévitable de renforcer l’accompagnement des patients pour qu’ils n’abandonnent pas leurs traitements ou pour éviter qu’ils ne le suivent mal, explique Gilles Bonnefond secrétaire général de l’union des syndicats de pharmaciens d’officine. Une mission qui ne peut être assurée par les médecins au vu de leur effectif.

Ainsi, les missions de conseils, de prévention et de dépistage sont amenées à se développer dans les officines. A partir de l’automne prochain, après une consultation chez un généraliste, les patients atteints d’une angine, ou ayant des besoins en pilule du lendemain, de substituts à la drogue ou encore d’un traitement anticoagulants, seront susceptibles d’être suivi par les pharmaciens. Si cette expérimentation est concluante, les pharmaciens pourront prendre en charge par la suite les patients asthmatiques, diabétiques ou atteints d’hypertension.

Ces « entretiens pharmaceutiques » d’une durée d’un quart d’heure, permettront de vérifier si le patient s’attache à bien suivre son traitement mais surtout si celui-ci est adapté. Si ce n’est pas le cas, le professionnel de santé pourra être amené à demander au médecin de le faire évoluer.

De plus, cette réforme permettra également aux pharmaciens de voir leur rémunération augmenter. Actuellement, celle-ci est calculée sur la base d’un forfait correspondant à 53 centimes par boîte de médicament mais également sur des pourcentages calculés en fonction du prix de vente des médicaments (ex : 26,1 % pour des médicaments de moins de 22,90 €, 10 % pour ceux compris entre 22,90 € et 150 € …). C’est au total 25 % du forfait et 75 % de marge commerciale sur lesquels la rémunération des pharmaciens s’effectue. Cependant, aujourd’hui, avec la réduction constante des prix des médicaments et la baisse de consommation, les revenus des pharmaciens ont connu une baisse de 4 % et plus de 100 officines ont été fermées.

Il s’agit, avec cette réforme, de rémunérer les pharmaciens différemment, de réduire la marge commerciale et d’enrayer les objectifs de volume.  Les pharmaciens se verront alors rémunérés pour leurs conseils par des « honoraires de dispensation » et pour leurs entretiens, grâce à un forfait annuel ou à une rémunération par acte. Il serait également question d‘une rémunération sur objectif avec la vente de génériques.

La question est aujourd’hui de savoir qui va prendre en charge ces nouveaux types d’actes et comment vont se partager les remboursements entre la Sécurité sociale et les complémentaires santé.

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