Fermer le menu
Menu

Remboursements Sécu : des taux devenus obsolètes

par Mutuelle.fr

Remboursements Sécu : des taux devenus obsolètes

Le 12 avril, Etienne Caniard, président de la Mutualité française, présentait ses solutions pour l’amélioration de l’accès aux soins. La Mutualité française dénonce aujourd’hui la dégradation « insidieuse et silencieuse » du système de santé et insiste sur la nécessaire réduction de la part des dépenses de santé restant à la charge du patient.  Elle propose ainsi le plafonnement des dépassements d’honoraires ou l’amélioration de la prise en charge des frais sur les postes optique et dentaire.

Le président de la Mutualité française a exprimé son inquiétude quant au développement des difficultés d’accès aux soins. Il a notamment souligné que le schéma qui s’est produit avec l’optique est en train de se généraliser aujourd’hui : les remboursements de l’assurance maladie se sont, petit à petit,  totalement déconnectés des prix pratiqués par les professionnels de santé, laissant un reste à charge grandissant pour les ménages. Etienne Caniard insiste ainsi sur le fait que si les dépassements d’honoraires ne sont pas régulés, leur augmentation conduira au même résultat. Le constat fait par la Mutualité française est que les taux de remboursement de la Sécurité sociale sont devenus obsolètes. Certes, ils n’ont pas diminué, mais l’augmentation des tarifs des soins fait mécaniquement diminuer le taux de prise en charge.

Aujourd’hui se développe en France un système de santé à deux vitesses. La rapidité de prise en charge d’un patient est fonction du montant qu’il lui est possible de mettre sur la table. Alors que les clivages grandissent entre les populations aisées et les populations à faible revenu, le problème de l’accès aux soins est également amplifié par la multiplication des déserts médicaux et les inégalités culturelles pour choisir le bon circuit et le bon professionnel. Les mutuelles constatent, en outre, que les français souscrivent de plus en plus des contrats couvrant à minima, tels que les contrats assurant uniquement le risque d’hospitalisation.

Les médecins justifient leurs augmentations de dépassements d’honoraires dans l’objectif de contrecarrer la faiblesse des remboursements qu’ils perçoivent de la Sécurité sociale. Les écarts se creusent donc aussi entre les professionnels de santé eux-mêmes, notamment entre les spécialistes, dont les revenus peuvent être très importants, et les généralistes du secteur 1 qui peinent souvent à s’en sortir. La pratique des dépassements d’honoraires entraine ainsi le blocage des salaires de l’ensemble du corps médical.

Bien que le président de l’Assurance maladie se montre confiant quant au déficit de la Sécurité sociale, beaucoup moins important que prévu, Etienne Caniard reste très sceptique. Il souligne ainsi qu’il est primordial de réagir vite afin d’éviter la mise en péril de tout le système de protection sociale français. Une solution préconisée est la restauration de la solidarité entre les malades et les autres.

comments powered by Disqus
Ce site utilise des cookies pour vous assurer une meilleure expérience de navigation. En continuant à naviguer, vous acceptez leur utilisation. Pour en savoir plus, cliquer ici.