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La France et la e-santé : pas sur la même longueur d’ondes

par Mutuelle.fr

La France et la e-santé : pas sur la même longueur d’ondes

Depuis une dizaine d’année et l’envol du numérique, toujours plus présent dans nos vies et au cœur de la société, les professionnels de la santé avaient prédit une incorporation de ce modèle au monde de la médecine. Pourtant, on constate aujourd’hui que le digital a du mal à se faire une place dans la santé, contrairement aux Etats-Unis ou au Japon. Pourquoi la France est-elle si réticente ?

Pour vous, qu’est-ce que ça change ?

L’arrivée de l’e-santé a bouleversé la vision du secteur pour les français. Aujourd’hui, il existe de plus en plus de montres connectées qui analysent votre pouls, votre sommeil et même les calories brulées suite à une séance de sport. La télémédecine et les consultations en ligne visent à améliorer l’efficacité et la rapidité des diagnostics. Pourtant, ces changements ne visent qu’une petite partie de la population française et la majorité reste attachée au secteur traditionnel de la santé.

Qu’est-ce que la e-santé ?

Aussi appelée santé électronique, télésanté ou santé connectée, la e-santé concerne tout ce qui touche de près ou de loin à l’entrelacement du numérique et de la santé. Cette terminologie s’applique donc aux nouvelles technologies de l’information et de communication liées aux activités sanitaires : traitements de dossier médicaux en lignes, objets connectés (montres, etc), pharmacies en ligne, etc.

Le marché de la e-santé en France

Des analyses et une étude du Pôle interministériel de prospective et d’anticipation des mutations économiques (Pipame) démontre que, en dépit des plus de 300 millions d’euros que le gouvernement français a investis dans le secteur, les résultats tardent à venir. Malgré des start-up dynamique, l’e-santé ne convainc pas dans l’Hexagone. Pourtant, en 2014, le secteur de la santé numérique représentait 2,7 milliards d’euros et plus de 30 000 emplois. Ce chiffre est inégalement partagé entre les spécialistes des systèmes d’information (2,36 milliards), la télésanté et les objets connectés (340 millions) et enfin la télémédecine (consultations en ligne) représentait 140 millions d’euros.

Une transition numérique peu assumée

Pourquoi un tel retard ? D’une part des réticences gouvernementales à pleinement s’impliquer dans la révolution du numérique dans la santé. En effet, il n’existe à ce jour aucun plan de route gouvernemental quant à l’e-santé ni aucun projet pour une participation plus forte. D’autre part la psychologie des français, fortement attachés au système de santé traditionnel. Aujourd’hui, la France a du mal à faire confiance au numérique, en particulier lorsque cela touche à la santé et préfèrera prendre un rendez-vous physique chez le médecin de famille plutôt que de réaliser une consultation en ligne par le processus de télémédecine. 

 

Pour aller plus loin :

E-santé : les objets connectés doivent-ils être remboursés ?

La médecine personnalisée est-elle l'avenir de la médecine ?

 

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