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Viande : les Français doutent de plus en plus face aux labels

par Mutuelle.fr

Viande : les Français doutent de plus en plus face aux labels

Label Rouge, l’Appellation d’Origine Contrôlée (AOC) ou encore les Viandes Bio sont autant de labels existants sensés guider nos choix lorsque l’on doit acheter de la viande. Derrière le label se cache des attentes : de qualité, de provenance, de goût ou encore de savoir-faire. Pourtant, les Français se méfient de plus en plus de ces appellations qui ont pour objectif, au contraire, de rassurer. Comment peut-on expliquer un tel scepticisme ?

Le label, synonyme de qualité ?

Les années 60 ont vu apparaitre en France le Label Rouge comme signe de qualité française sur les produits d’origines agricoles : fruits, légumes, miels ou encore viandes. En 2007, ce label représentait pour les viandes environ 45 000 producteurs, 6 000 entreprises et un chiffre d’affaires de 114 milliard d’euros. Mais comment attribue-t-on un label ? C’est l’Etat français, grâce à l’Institut National de l’Origine et de la Qualité (INAO) qui donne la certification Organisme de défense et de gestion (ODG) pour représenter une filière. Chaque étape de la production doit être analysé et répondre aux normes définies par l’INAO qui attribuera ensuite le label. Malgré ces synonymes de qualité, 37% des Français pensent être mieux informés sur leur consommation de viande et plus de 70% n’accordent aucune confiance aux logos « Viandes de France ».

Des scandales à répétition

Malgré la qualité des labels en question, plusieurs affaires en ont ébranlé le milieu. Une des premières de ces dernières années est l’affaire Spanguero. L’entreprise s’était trouvée dans l’obligation de faire retirer de la vente des lasagnes étiquetées « 100% pur bœuf », mais contenant de la viande de cheval. Récemment, en février 2016, un abattoir du Gard se voulant bio et l’indiquant sur leur viande vendue en super et en hypermarchés s’est vu épinglé pour maltraitance animale. Enfin, dans les années 90 et 2000, l’affaire de la vache folle avait fait trembler les médias. Ces scandales touchent les produits et les marques labellisées et jettent ainsi le discrédit sur ces logos.

Vers une meilleure labellisation

Aujourd’hui, cette méfiance se trouve renforcée par l’origine des viandes dites « transformées ». En effet, l’appellation n’est présente que sur l’emballage d’un produit sur deux. Pour certains agriculteurs, le problème vient du manque de rigueur lors de l’analyse de la chaine de production. Leur demande est simple : des études plus strictes.

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