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Maladies psychiatriques : quelles sont les conditions de détention ?

par Mutuelle.fr

Maladies psychiatriques : quelles sont les conditions de détention ?

Derrière les barreaux des prisons françaises, environ un quart des détenus souffre de troubles psychiatriques ou psychotiques. Une ONG, Human Rights Watch, a mené l’enquête et avance l’inquiétante absence de soins et de prises en charge sanitaires adaptées pour ces prisonniers, en particulier pour les femmes. De même, les personnes incarcérées dans des hôpitaux psychiatriques pour la durée de leur peine se trouvent face aux mêmes problématiques.

Une ONG lève le voile

Aujourd’hui, près de 15% des femmes et 8% des hommes détenus sont atteints de schizophrénie. Si l’on prend la globalité de la population française, ce chiffre peine à atteindre les 1%. La principale cause de cet écart réside dans la mauvaise prise en compte de la loi pénale de 1994 qui stipule que les juges doivent tenir compte des capacités mentales d’un coupable ayant altéré ses actes pour alléger les peines. L’effet inverse est observé en raison du potentiel de dangerosité considéré par la justice. Depuis 2014 cependant, la modification du texte de loi oblige la peine à être réduite d’un tiers si la personne est atteinte de troubles psychotiques.

Pourquoi un manque de prise en charge ?

Les conditions de détention pour ces personnes sont loin d’être optimales en raison du manque de moyens et de professionnels de la santé dans le milieu carcéral. Les surveillants pénitenciers par exemple sont également rarement formés. L’ONG dénonce l’angoisse pour les prisonniers d’être enfermés, augmentant stress et tentatives de suicides (qui est sept fois plus important en prison). L’unique alternative lors de la dégradation de l’état de santé reste les médicaments  et la redirection vers des établissements spécialisés. Or, seulement quelques-uns disposent de lits pour les femmes qui sont bien souvent plus limitées dans leurs mouvements. Tous ces critères font que, souvent, la souffrance des détenus atteints de troubles mentaux est exacerbée.

Quelles solutions ?

Pour améliorer le bien-être des prisonniers victimes de maladies mentales, il est proposé de former le personnel pénitentiaire et de le sensibiliser aux troubles psychiatriques des détenus. Pour aller plus loin, certains demandent plus d’affectations de psychiatres et de spécialistes de la santé au sein des prisons. Enfin, sur le long terme, l’ouverture d’ailes réservées aux personnes souffrant de problèmes psychotiques est envisagée. Aux Etats-Unis, la question se pose d’une réouverture des asiles qui furent fermés dans les années 70 et 80.

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