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Brexit : quel avenir pour le secteur de la santé européen et britannique ?

par Mutuelle.fr

Brexit : quel avenir pour le secteur de la santé européen et britannique ?

Il y a un mois, la Grande Bretagne faisait trembler le paysage politique européen. Suite à un référendum, le pays de la Reine Elizabeth II choisit de s’émanciper de l’Union Européenne entrainant dans sa suite un état d’incertitudes et de doutes quant à de nombreuses questions. Les principales préoccupations sont administratives, législatives et le secteur de la santé n’est pas épargné.

Des promesses intenables

Durant la campagne pro-Brexit, les têtes pensantes des partisans d’une sortie de l’Union Européenne promettaient des réformes importantes sur le plan du système de santé britannique, en particulier sur son financement. Pour motiver les foules à voter la sortie, un argument principal était avancé : le Royaume-Uni finance à hauteur de 350 millions de livres par semaine Bruxelles. Or, si l’île parvient à s’extirper du carcan de l’Union Européenne, cette incroyable somme pourrait être injectée dans le National Health Service (NHS). Aujourd’hui, il a été prouvé que seuls 136 millions de livres sont en jeu et Nigel Farage, chef du parti de l’indépendance du Royaume-Uni (UKIP) ainsi que Iain Duncan-Smith démentent avoir un jour promis une telle chose, malgré les courriels, les tracts et même les bus décorés affichant clairement cette promesse.

Une perte de partenariats

Plus loin que le système de santé britannique, la recherche anglaise serait aussi durement touchée par le Brexit. De nombreux programmes scientifiques et médicaux sont grandement financés par l’Union Européenne (environ 300 millions de livres y sont alloués par an par l’Union). Une telle collaboration risque de cesser puisque de nombreux partenaires refusent aujourd’hui de travailler avec le Royaume-Uni.

En plus de cela s’ajoute la difficulté de trouver des chercheurs étrangers, frileux à travailler en Angleterre suite au Brexit. Il est également possible de voir certains matériaux médicaux fabriqués en Angleterre refusés à la vente dans l’Union en raison de l’absence de la certification « CE ». Pour en bénéficier, il faudra, à l’image de la Norvège, passer par de nombreux accords économiques, ce qui pourrait prendre quelques années.

Qu’en est-il des médicaments ?

L’Agence Européenne des Médicaments située à Londres va devoir quitter la capitale anglaise pour trouver une nouvelle ville d’accueil (possiblement Strasbourg ou Milan). Suite à ce déménagement, il ne fait aucun doute que le Royaume-Uni sera en nette perte de vitesse dans le secteur pharmaceutique puisque s’amputant d’une des plus grosses agences de gestion pharmaceutique à l’international.

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