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Tarifs des médecins : rejet de la revalorisation

par Mutuelle.fr

Tarifs des médecins : rejet de la revalorisation

Depuis de longs mois, un débat bouscule le secteur de la santé : celui de la revalorisation tarifaire du prix d’une consultation chez un généraliste. En effet, aujourd’hui à 23 euros, ce prix devrait passer à 25 euros d’ici à 2017. L’objectif est de s’aligner petit à petit sur les tarifs pratiqués par les spécialistes ne pratiquant pas les dépassements d’honoraires et donc assurer une certaine homogénéité des coûts. Pourtant, les syndicats de santé ont refusé les propositions de l’Assurance Maladie.

Pourquoi un tel refus ?

Si l’augmentation est globalement acceptée par la plupart des médecins pratiquants, ce sont les modalités de sa mise en place qui rebutent les médecins généralistes. En effet, cette mesure symbolique se ferait en deux temps. L’Assurance Maladie propose une revalorisation en deux étapes : tout d’abord une augmentation d’un euro en avril 2017 (on passerait donc de 23 à 24 euros) puis la dernière augmentation d’un euro en décembre 2017 pour arriver à 25 euros. Au départ, la dernière hausse devait même se faire en 2018, mais la Sécurité Sociale a dû faire des concessions. Malgré cela, les syndicats refusent la proposition. Ils veulent une augmentation immédiate.

Le prix de l’investissement

Si l’Assurance Maladie se montre très frileuse à l’idée d’une hausse en un seul temps c’est bien pour une question de coût. En outre, selon la Ministre de la Santé Marisol Touraine, le prix d’une telle revalorisation coûterait plus de 920 millions d’euros à la Sécurité Sociale. C’est plus de 520 millions d’euros de plus que la dernière augmentation du tarif des médecins généralistes en 2011 qui s’élevait à 400 millions d’euros.

Un fort mécontentement

La proposition a été rejetée à l’unanimité selon Jean-Paul Ortiz, le président de la CSMF (premier syndicat des médecins français). Car en plus des désaccords quant à la hausse en deux temps se rajoute le mécontentement des médecins spécialistes qui aspirent, eux aussi, à une augmentation de leurs tarifs. De plus, les idées autour du désengorgement hospitalier et les hiérarchisations des consultations (selon la complexité des pathologies) sont jugées insuffisantes.

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