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Primes aux médecins : les effets sur la prévention

Primes aux médecins : les effets sur la prévention

Depuis 2012, les médecins libéraux touchent une « prime » qui correspond à une « rémunération sur objectif de santé publique » (ROSP), afin de les pousser à améliorer la prise en charge des maladies chroniques, éviter les antibiotiques, favoriser la prévention, etc. En 2016, les médecins généralistes auraient touché 6756 € chacun à ce titre, pour un budget total de 416,6 millions d’euros pour la France. Quel bilan peut-on tirer de cette démarche, sur le plan de la santé publique ?

Des indicateurs en progression

L’Assurance Maladie se félicite de la réussite du programme, car la part de patients s’étant vu prescrire des benzodiazépines et des antibiotiques a diminué de 4,1 et 7,1 points depuis 5 ans. Par ailleurs, ce programme aurait contribué à améliorer le suivi des patients diabétiques. Globalement, le taux d’atteinte des objectifs était, en 2016, de 61 % contre 57,4 % en 2015.

Un bilan mitigé

Malgré ces bons résultats, quelques aspects restent décevants. Par exemple, le taux de prescription des antibiotiques reste supérieur à l’objectif, le taux de vaccination des plus de 65 ans contre la grippe, au contraire, est en-dessous de l’objectif, et le dépistage des cancers féminins ne se fait pas suffisamment régulièrement. Ainsi, sur le plan de la prévention, des efforts restent à faire.

Des indicateurs revus

Lors de l’été 2016, certains indicateurs ont été revus pour contrer, justement, cette faiblesse portant sur le manque de prévention dans les cabinets. Ainsi, un nouvel indicateur a été mis en place sur le dépistage du cancer colorectal et les conduites addictives (alcool, tabac), mais encore sur la prévention contre l’obésité et le suivi bucco-dentaire.

Cela a-t-il un impact sur les assurés ?

Grâce à une meilleure prévention des risques et une vaccination accrue, nous risquons de moins tomber malade et donc de moins dépenser en frais de santé. Mais, globalement, cette prime n’a pas d’impact « direct » sur l’assuré, c’est-à-dire qu’il ne payera pas moins cher sa consultation chez le médecin.

Comment le barème est-il calculé ?

Le calcul du versement de la ROSP s’établit sur 29 indicateurs, qui concernent :

  • L’organisation du cabinet : informatisation, dossiers informatisés, etc.
  • La qualité de la pratique médicale : suivi des maladies chroniques, prescription de génériques, prévention, efficience, etc.

Chaque fin d’année, les médecins spécialistes et généralistes déclarent à l’Assurance Maladie leurs indicateurs et envoient les justificatifs, et sont ensuite payés selon l’atteinte de l’objectif. Pas besoin d’afficher 100 % de l’objectif pour toucher une partie de la prime, celle-ci prend en compte la progression observée d’une année à l’autre. Pour chaque indicateur, un nombre de points est en effet déterminé et donne lieu au calcul (1 point vaut 7 €).

Source : Ameli.fr

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