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Impudeur dans les hôpitaux français

par Mutuelle.fr

Impudeur dans les hôpitaux français

La ministre de la santé réagit face au débat sur les blouses d’hôpital qui agite la toile. La pétition, mise en ligne le 31 juillet, « Pour des chemises d’hôpital respectant la dignité et la pudeur des patients » vient d’atteindre son objectif de 10 000 signatures. Si le débat n’est pas nouveau, c’est avec l’indignation d’une blogueuse et médecin de famille que se sont élevées les voix contre le manque de respect des patients. Elle dénonce dans un article intitulé « dignité mes fesses ! » l’atteinte à la pudeur de Jeanne, 85 ans, dont la blouse fournie par l’hôpital laissait ses parties intimes découvertes. 

 

La pétition fait appel à la déontologie des médecins, prônant le respect de la dignité du patient et les auteurs affirment « Nous refusons de considérer comme normal le fait de devoir renoncer à sa pudeur, simplement parce qu'on est hospitalisé. » Afin de ne plus exposer les fesses des malades à la vue de tous, des solutions y sont proposées comme la fermeture des blouses sur le côté plutôt que dans le dos du patient, comme c’est déjà le cas en Grande Bretagne.

 

Une réponse de la ministre de la Santé a été reçue jeudi 9 aout. Elle assure se sentir concernée par la teneur du débat et promet la prise de mesures concrètes et rapides. Ainsi, elle a demandé aux services ministériels de lui proposer des solutions « dès le retour des congés d’été ». Dans un email adressé à la blogueuse, la ministre affirme « si cette question est perçue comme secondaire par certains, elle ne l'est pas à mes yeux ».

 

Cependant, ces revendications ne plaisent à tout le monde. Une partie du personnel soignant met ainsi en avant l’aspect pratique de cette tenue, dans le cadre des soins hygiéniques ou thérapeutiques d’un patient alité. Une infirmière a en effet exprimé sur Twitter, sous le pseudo TheSwaggNurse, son mécontentement face aux réactions de ceux qui, selon elle, ne connaissent pas la difficulté que l’on peut avoir à ôter la blouse d’un patient en arrêt. Il est probable qu’une solution satisfaisant les deux parties puisse être trouvée dans les semaines qui suivent, comme cela a déjà été le cas au Canada ou en Grande Bretagne.

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