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Les femmes, plus sensibles que les hommes aux migraines

par Mutuelle.fr

Les femmes, plus sensibles que les hommes aux migraines

Une étude américaine montre que la manière de percevoir la douleur est différente chez les femmes et chez les hommes. Si les femmes souffrent plus souvent de migraines que les hommes, ce n’est donc pas uniquement hormonal. Certes, les cycles menstruels féminins sont facteurs aggravants de ces douleurs, mais les chercheurs viennent de découvrir une nouvelle cause à ce phénomène.

En effet, pour la première fois, il a été observé par IRM que le système de gestion des émotions chez les femmes était plus réactif que celui des hommes. «Le circuit des émotions déplaisantes liées à la douleur est plus intensément impliqué chez les femmes que chez les hommes » explique le professeur Nasim Maleki de l’université de Harvard, directeur de l’étude. Il résume la situation ainsi « les hommes ressentent la douleur et leur cerveau dit ‘aïe’, le cerveau des femmes, lui, dit ‘AAÏÏEEEE’ ». Les deux sexes ne seraient donc pas égaux devant cette maladie : pour une douleur identique, les hommes souffriraient moins que les femmes.

Aujourd’hui, près de 5 millions de femmes et 3 millions d’hommes en France sont concernés par l’apparition de migraines fréquentes. La douleur ressentie est très spécifique et facile à identifier. En effet, la migraine se caractérise souvent par une douleur localisée dans une seule partie du cerveau, elle s’intensifie sous l’effort et peut sembler s’accorder avec le rythme des battements du cœur. Une sensation de nausées l’accompagne parfois et certains facteurs environnementaux, comme le bruit ou la lumière, intensifient souvent les sensations désagréables. La migraine apparait épisodiquement, sous formes de crises, dont la durée et la fréquence varient selon l’individu. 

Si aucun remède n’existe à ce jour contre ce mal extrêmement répandu, les médecins traitent aujourd’hui leurs patients généralement au cas par cas. Cette étude pourrait inciter la recherche à adopter une approche différente selon le sexe du malade.

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