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Le cerveau des adolescents, particulièrement vulnérable au cannabis

par Mutuelle.fr

Le cerveau des adolescents, particulièrement vulnérable au cannabis

Une nouvelle étude Néo-Zélandaise confirme que la consommation de cannabis à l’adolescence altère durablement les capacités cérébrales. Les chercheurs ont évalué pendant 25 ans les quotients intellectuels de plus de 1 000 jeunes nés entre 1972 et 1973. Les résultats obtenus ont été mis en parallèle avec leur consommation de cannabis, en fonction de l’âge auquel ils avaient commencé à fumer (adolescence ou âge adulte). Et les observations sont inquiétantes.

En effet, à l’adolescence, le cerveau n’est pas encore « mature », les jeunes sont donc plus vulnérables à la neurotoxicité de cette drogue dite « douce » que les individus ayant consommé du cannabis pour la première fois à l’âge adulte. Ainsi, l’étude montre qu’à 38 ans, ceux chez qui l’on peut observer les problèmes de mémoire, de concentration et de vivacité d’esprit les plus importants sont les fumeurs précoces.

En termes de chiffres, les chercheurs ont ainsi noté, en moyenne, un écart de 8 points entre le quotient intellectuel des consommateurs de cannabis et les abstinents, à la faveur de ces derniers. Autre constat inquiétant : arrêter de fumer n’inverserait pas les dégâts déjà causés. Les séquelles liées à la consommation apparaissent comme irréversibles, et ce d’autant plus lorsque le premier joint aurait été fumé à l’adolescence.

Or, c’est à cet âge là que le risque de se mettre à fumer est le plus important. Des études réalisées par l’Observatoire français des drogues et des toxicomanies ont ainsi montré que plus d’un adolescent sur cinq a déjà fumé de la drogue au collège. Et si la consommation reste relativement stable chez les jeunes de 15 ans (environ 3 %), on observe une forte augmentation à l’âge de 13 ans : en 2010, ils étaient 6,4 % à en consommer régulièrement, contre 4,8 % en 2006. Pour faire face à ce phénomène qui s’observe partout dans le monde, les chercheurs directeurs de l’étude néo-zélandaise encouragent le renforcement des politiques de prévention à l’attention des adolescents.

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