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négociation salariale

Une bonne façon de compléter les négociations salariales

Les difficultés à augmenter les salaires peuvent être compensées par des négociations intelligentes. La faible prise en charge de la Sécurité sociale, notamment des soins dentaires et optiques, rend la complémentaire d’autant plus nécessaire. Mais elle est aussi une opportunité pour mettre en œuvre le management participatif en faisant preuve d’écoute et de concertation en période de crise.

L’importance de la complémentaire santé pour le salarié et l’entreprise

Alors que la prévention et le suivi sont cruciaux pour une bonne santé générale inscrite dans le long terme, le régime obligatoire ne couvre qu’une partie du remboursement des soins basiques, même quand un médecin traitant a été déclaré et quand les soins s’intègrent à un parcours de soins coordonnés. Ainsi, par exemple, une consultation généraliste est actuellement remboursée à 70% sur une base de 23 euros : 7,90 euros restent à la charge du patient.
Ce qui est vrai des consultations est plus vrai encore de certains soins comme les soins d’optique. Le régime obligatoire s’étant de fait dégagé progressivement du remboursement des lunettes depuis le début des années 1980, on en est arrivé au point où la monture de lunettes est remboursée à 60 % sur la base d’un tarif fixé à 2,84 euros. Les verres de lunettes sont remboursés à 60 % sur la base de tarifs variables selon le degré de correction : ainsi, un verre blanc simple foyer, sphère de -6,00 à +6,00, sera remboursé sur une base de 2,29 euros. On est très loin des frais réels.
Une bonne complémentaire santé couvre actuellement 100 % du régime obligatoire des consultations, ainsi que le forfait hospitalier et elle couvre en frais réels ou par forfait des soins comme les soins d’optique.

Dans le cadre de sa généralisation, la complémentaire santé peut être considérée comme un salaire indirect qui bénéficie à tous

La complémentaire santé n’est pas seulement importante pour la santé des salariés. Elle est aussi, en période de crise, l’occasion pour l’employeur et les salariés de s’entendre sur de meilleures conditions de travail dans le cadre d’une négociation bien menée.
Alors qu’il y a une pression généralisée sur les salaires pour que l’entreprise reste compétitive, on constate que lors de nombreux accords d’entreprise les salaires restent certes une préoccupation majeure des salariés, mais que d’autres sujets comme l’épargne salariale et la mutuelle d’entreprise sont en progression. Dans la mesure où l’employeur va devoir financer les primes d’assurance au moins à hauteur de 50 %, on considère cette charge comme un élément de rémunération indirecte.
Employeur et salariés peuvent s’entendre sur le long terme dans un domaine qui par définition est crucial pour les salariés et l’entreprise, une occasion de dialogue et de négociation à ne pas laisser passer.

Pour aller plus loin :
http://www.inpc.fr/actu-archivee-negociation-collective-matiere-protection-sociale_103_fr.html

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