Fermer le menu
Menu
negocier en situation de crise

Négocier en situation de crise

La généralisation de la complémentaire santé est l’occasion d’une négociation entre l’employeur et les salariés. Mais est-ce possible de négocier en période de crise ? Deux exemples de négociation d’entreprises en difficulté peuvent donner des éléments de réponse : à partir du moment où la négociation est bien menée, elle peut sauver de situations périlleuses et redonner un avenir à des entreprises en crise.

Négocier en période de crise, c’est possible et même nécessaire

Dans une tribune des Echos datant de 2011, Pierre Beretti expliquait déjà que la conduite des changements est possible et même nécessaire en période de crise. A conditions qu’ils se déroulent dans un cadre négocié, les changements peuvent être accompagnés et maîtrisés. En période de crise, un projet est nécessaire pour que l’entreprise rebondisse et ait une vision de l’avenir. Quel que soit le charisme du manager, il faut prendre en considération les aspirations des salariés et placer l’humain au cœur des transformations. Comment ? En mettant en place un socle minimal « d’éthique de l’action » partagées par les parties prenantes.

Comment Poclain a négocié pour se sauver

Poclain Hydraulique, qui a négocié un accord de compétitivité-emploi en 2009 avant de revenir aux bénéfices, est un bon exemple de l’utilité d’une négociation. En 2009, l’entreprise est en crise : les commandes de la PME picarde située à Verberie sont insuffisantes, le chiffre d’affaires chute. La direction propose alors d’échanger des mesures (prises de congé anticipées, chômage partiel, réduction du temps de travail et… baisse des salaires) contre le maintien des emplois. Dans le cadre de la loi de 2008 qui régit les accords de compétitivité-emploi, la négociation s’engage et l’accord est validé par les syndicats. L’activité a été relancée et les bénéfices sont revenus, avec des embauches à la clef.

Comment Peugeot a sauvé des sites d’emplois

Fin 2013, Peugeot a finalisé un accord compétitivité-emploi. Après une première mouture qui ne convenait pas aux partenaires sociaux, la concertation a permis la mise en place d’un accord qui permet le maintien de sites de production en France. Au final, le texte prévoyait un gel des augmentations générales en 2014 et un budget d’augmentations individuelles « adapté ». Il prévoyait également : une annualisation des RTT, une baisse de 45 % à 25 % de la majoration des heures supplémentaires, une plus grande flexibilité dans l’organisation du temps de travail. En échange, PSA a pu s’engager sur le terrain du maintien de sites d’ici à 2016, avec en plus une augmentation de la production.
L’employeur et les salariés des entreprises peuvent s’inspirer de ces exemples positifs au moment de s’engager dans une négociation sur la complémentaire santé : lors de la concertation, il devient possible de mettre en place un accord qui donne un projet fédérateur à l’entreprise.

Pour aller plus loin :
http://www.challenges.fr/entreprise/20131018.CHA5847/l-accord-de-competitivite-de-psa-peugeot-citroen-en-passe-d-etre-adopte.html
http://www.lemonde.fr/election-presidentielle-2012/article/2012/02/01/competitivite-emploi-sauvetages-et-duperies_1636968_1471069.html

Ce site utilise des cookies pour vous assurer une meilleure expérience de navigation. En continuant à naviguer, vous acceptez leur utilisation. Pour en savoir plus, cliquer ici.