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Le casse-tête des complémentaires santé

Le casse-tête des complémentaires santé

Même pour leur santé, les Français serrent les cordons de la bourse. «Il y a seulement un peu plus de deux ans, 30% des nouveaux contrats souscrits chez nous étaient des complémentaires santé d'entrée de gamme, destinées à couvrir surtout le ticket modérateur. Aujourd'hui, elles sont souscrites dans 40% des cas », observe David Dom, directeur du marché Santé prévoyance individuelle chez Axa France. Un effet de la crise, sans doute, mais aussi des hausses répétées de tarifs ces dernières années. « Les clients sont prêts à payer pour l'essentiel, plus pour le superflu », poursuit-il. Signe des temps, un courtier a même lancé sur internet SOS Mutuelle, un site qui propose des complémentaires low cost (par exemple une garantie hospitalisation qui ne prend pas en charge la chambre individuelle). Objectif : convaincre ceux qui songent à ne plus s'assurer du tout de conserver malgré tout, à frais réduits, une mutuelle pour l'essentiel. Les compagnies d'assurances, elles, lancent les unes après les autres des contrats « modulables», qui permettent de renforcer certaines garanties (optique, dentaire, par exemple) sans opter pour un très haut niveau de coûteux) sur tous les autres postes.

Ainsi, chaque client a le sentiment de payer pour ce qu'il consomme vraiment. C'est le parti pris, par exemple, par la GMF, ou encore par Axa, avec un nouveau contrat, Modulango. Celui-ci propose des modules - hospitalisation, dentaire / optique, confort (médecines douces...) - à souscrire en option si l'on souhaite des remboursements majorés sur l'un ou l'autre de ces postes, par rapport à ce que prévoient les sept formules de base.

Bien analyser sa consommation médicale

En pratique, le client reste souvent embarrassé par autant de choix. A lui de faire le bon diagnostic sur la structure de sa consommation médicale (nombreux dépassements d'honoraires ou non, niveau des frais dentaires ou optiques...), de calculer ce qui est pris en charge par l'assurance- maladie pour définir le niveau de couverture optimal nécessaire du côté de la complémentaire. Et il lui faudra en plus identifier le contrat ou la formule qui l'offrira au plus juste prix. Mission impossible. Dans les agences, les conseillers sont donc souvent équipes de simulateurs qui permettent de montrer au souscripteur ce que remboursera le contrat dans des cas précis (visite chez le spécialiste...), et d'évaluer le reste à charge. Sur internet, certains comparateurs font aussi des efforts. « Nous avons étudié les dépenses réelles moyennes des clients pour chaque profil (famille avec deux enfants, senior de 75 ans...). Ainsi, sur notre site, nous fournissons d'emblée à chaque internaute, selon le profil auquel il correspond, une estimation de sa consommation médicale. Il voit immédiatement quels sont, a priori, ses besoins de couverture et peut les comparer d'un coup d'œil, avec les garanties des contrats les mieux adaptés à son cas», explique Marie Content, directrice générale de Mutuelle.fr. Chacun peut bien sûr personnaliser la demande. Faute d'avoir bien choisi au départ, ou parce que leurs besoins ont évolué, les clients peuvent aussi corriger le tir au fil de l'eau. « A la GMF, il est possible de modifier les garanties chaque année, voire parfois en cours d'année, sauf la première», rappelle Ludovic Champenois, responsable Assurances de personnes à la GMF. Mais c'est parfois plus difficile si l'on a bénéficié de plusieurs mois de cotisations gratuits la première année. Les assureurs souhaitent en effet éviter que le client en profite pour financer immédiatement des soins dentaires ou optiques coûteux... et s'empresse aussitôt, ceux-ci terminés, de revenir à un contrat plus basique, moins cher. Très souvent, les deux ou trois mois de cotisation offerts aux nouveaux clients incitent en effet à choisir des garanties généreuses.

Au risque de trouver l'addition très lourde dès l'année suivante. «Aujourd'hui, on voit apparaître des offres qui promettent trois mois gratuits, mais étalés sur trois ans, à raison d'un par an, pour fidéliser les souscripteurs au moins pendant cette période », souligne Laurent Valenti, responsable du marketing santé chez Swiss Life. Qui met en garde les consommateurs trop vite tentés par ces promotions. « Pour financer ce cadeau aux nouveaux souscripteurs, l'assureur doit augmenter les tarifs par la suite, ou bien alourdir les cotisations des clients existants », rappelle-t-il.

Edition papier du 16 novembre 2012

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