Nouveau congé de naissance 2026 : durée, rémunération… ce que les parents doivent savoir


L’année 2026 marque un tournant majeur pour la politique familiale en France. Adopté définitivement fin 2025 dans le cadre du budget de la Sécurité sociale, ce dispositif offre un droit inédit à chaque parent : un congé supplémentaire de naissance de deux mois, indemnisé à hauteur de 70 % de votre salaire net le premier mois.
L’objectif ? Permettre à bébé d’être entouré de ses deux parents durant ses sept premiers mois de vie, sans sacrifier l’équilibre financier du foyer. Durée, montant exact des indemnités, cumul avec le congé maternité… nous avons décrypté pour vous les nouvelles règles de ce congé.

Congés de naissance
  • À partir du 1er juillet 2026, chaque parent bénéficie d’un congé de naissance pouvant aller jusqu’à deux mois, en plus des congés existants.
  • Le congé est individuel, fractionnable et accessible à la majorité des statuts professionnels, y compris sous conditions pour les demandeurs d’emploi.
  • L’indemnisation s’élève à 70 % du salaire net le premier mois, puis 60 % le second, dans la limite du plafond de la Sécurité sociale.
  • Ce dispositif, issu du PLFSS 2026, vise à mieux préserver le niveau de vie des familles et à encourager un partage plus équilibré du temps parental.

Qu’apporte la réforme du congé de naissance 2026 ?

La durée du congé de naissance pour les pères et les mères (en plus des congés légaux)

À compter du 1er juillet 2026, chaque parent pourra bénéficier d’un nouveau congé de naissance d’une durée maximale de deux mois, venant s’ajouter aux congés maternité et paternité existants. Ce droit est ouvert aux parents d’enfants nés ou adoptés à partir du 1er janvier 2026. À titre transitoire, les parents dont l’enfant naît ou est adopté entre le 1er janvier et le 31 mai 2026 disposeront d’un délai exceptionnel pour prendre ce congé : ils pourront l’utiliser jusqu’à la fin de l’année 2026.

Ce congé est individuel : chaque parent y a droit, sans condition liée au choix de l’autre. Il peut être pris simultanément ou séparément, selon l’organisation familiale souhaitée. La durée peut être d’un ou deux mois. En cas de congé de deux mois, celui-ci pourra être fractionné en deux périodes distinctes d’un mois.

Les conditions d’ancienneté et de statut 

Le congé de naissance s’adresse à un large public : salariés du privé, travailleurs indépendants, non-salariés agricoles, fonctionnaires, militaires, agents contractuels de droit public et assurés relevant de régimes spéciaux.
Il sera également accessible aux personnes au chômage, selon des modalités proches de celles applicables au congé maternité, précisées par décret. Comme pour les congés maternité et paternité, toute activité professionnelle sera interdite pendant la durée du congé de naissance.

Rémunération : combien allez-vous réellement percevoir ?

Un niveau d’indemnisation plus élevé que le congé parental actuel

Concrètement, grâce à cette réforme de la Sécurité sociale 2026, l’indemnisation atteindra 70 % du salaire net pendant le premier mois de congé, puis 60 % lors du second mois. Cette rémunération proportionnelle constitue une nette amélioration par rapport au congé parental d’éducation, dont le montant (456 €/mois) est aujourd’hui très inférieur au salaire moyen. Comme pour un congé maternité ou paternité, le contrat de travail sera suspendu pendant la période d’absence. À l’issue du congé, le salarié retrouvera son poste ou un emploi équivalent, sans diminution de rémunération.

Comment est calculée l’indemnité de congé de naissance ?

Le calcul reposera sur les revenus soumis à cotisations, dans la limite du plafond mensuel de la Sécurité sociale, fixé à 4 005 € en 2026. Les salaires supérieurs à ce seuil ne seront donc pris en compte que partiellement.

Des règles spécifiques s’appliqueront selon le statut. Pour les fonctionnaires, l’indemnisation serait calculée sur le traitement indiciaire et les primes, tout en maintenant à 100 % le supplément familial de traitement et l’indemnité de résidence. Les non-salariés agricoles pourront choisir entre le maintien de leur allocation de remplacement ou le versement d’indemnités journalières.
Enfin, ces indemnités ne seront pas cumulables avec l’allocation chômage ni avec le complément de libre choix du mode de garde.

Pourquoi cette réforme est une opportunité pour les familles ?

Le congé de naissance 2026 marque une évolution majeure de la politique familiale en répondant à deux enjeux clés du quotidien des parents.

D’abord, il permet un maintien plus réaliste du niveau de vie après l’arrivée d’un enfant. Grâce à une indemnisation proportionnelle au salaire, ce congé limite la perte de revenus souvent associée au congé parental, encore largement sous-utilisé pour des raisons financières. Les familles peuvent ainsi consacrer du temps à leur enfant sans fragiliser leur équilibre budgétaire.

Ensuite, ce dispositif favorise une répartition plus équilibrée des rôles au sein du foyer. En ouvrant un droit individuel à chaque parent, il encourage une implication accrue du second parent dès les premiers mois de vie de l’enfant, avec des effets positifs durables sur l’organisation familiale et la carrière professionnelle.

Ce nouveau congé s’articule avec les dispositifs existants : congé maternité (16 semaines), congé paternité (28 jours) et congé parental d’éducation, d’une durée d’un an renouvelable selon la situation familiale. Il vient ainsi enrichir l’éventail des solutions offertes aux parents, sans en supprimer aucune.

Forfait naissance : quel rôle complémentaire pour les mutuelles en 2026 ?

Le congé de naissance améliore l’indemnisation des parents, mais il ne couvre pas tous les frais liés à l’arrivée d’un enfant. En complément, de nombreuses mutuelles proposent des forfaits « naissance », versés sous forme de prime, sans condition de dépenses. Leur montant varie fortement d’un contrat à l’autre, de quelques dizaines à plusieurs centaines d’euros.

Au-delà de l’aide financière, certaines complémentaires santé intègrent des services d’assistance particulièrement utiles dans les premières semaines : aide ménagère à domicile, garde ponctuelle d’enfants, soutien en cas d’hospitalisation de la mère ou du nourrisson. Ces prestations, souvent méconnues, peuvent alléger concrètement la charge du quotidien au moment du retour à la maison.

Dans le contexte de la réforme du congé de naissance 2026, ces garanties prennent une dimension stratégique. Elles permettent de compléter l’indemnisation versée par la Sécurité sociale et d’aborder les premiers mois avec bébé plus sereinement, tant sur le plan financier que pratique.

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Sources de l’article :
https://www.info.gouv.fr/actualite/conge-de-naissance-un-nouveau-droit-effectif-des-juillet-2026
https://solidarites.gouv.fr/loi-de-financement-de-la-securite-sociale-2026-les-mesures-phares

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