À l’hôpital et aux urgences, le forfait hospitalier en hausse depuis le 1er mars


Depuis le 1er mars 2026, le forfait hospitalier journalier et le forfait patient urgences ont été revalorisés. Cette hausse de la participation financière des patients s’inscrit dans un contexte de rééquilibrage du financement de l’hôpital entre Assurance maladie et complémentaires santé. Quel impact financier pour l’assuré ?

À l’hôpital et aux urgences, le forfait hospitalier en hausse depuis le 1er mars
  • Depuis le 1er mars 2026, le forfait hospitalier passe à 23 € par jour (17 € en psychiatrie).
  • Le forfait patient urgences augmente également à 23 €, avec un tarif minoré à 9,96 € dans certains cas.
  • Ces frais restent souvent pris en charge par les complémentaires santé.
Forfait hospitalier

Le forfait hospitalier revalorisé au 1er mars 2026

Nouveaux montants du forfait journalier hospitalier

Depuis le 1er mars 2026, le forfait journalier hospitalier (FJH) a été revalorisé. Cette participation financière demandée aux patients correspond aux frais d’hébergement et d’entretien liés à une hospitalisation. Elle est due pour chaque journée passée à l’hôpital, y compris le jour de sortie.

Le montant s’élève désormais à 23 € par jour dans les hôpitaux et les cliniques, contre 20 € auparavant. Dans les services de psychiatrie des établissements de santé, il atteint 17 € par jour, contre 15 € jusque-là.

Ce forfait n’est pas remboursé par l’Assurance maladie. En pratique, il peut toutefois être pris en charge en tout ou partie par une complémentaire santé, si les garanties du contrat le prévoient.

Des situations d’exonération prévues

Certaines situations permettent toutefois de ne pas payer ce forfait hospitalier, c’est notamment le cas :

  • pour les personnes hospitalisées durant les quatre derniers mois de grossesse,
  • pour l’accouchement ou pendant les douze jours suivant la naissance,
  • lorsque le nouveau-né est hospitalisé dans les trente jours suivant sa naissance.

D’autres cas sont prévus par la réglementation, notamment lorsque l’hospitalisation est liée à un accident du travail ou à une maladie professionnelle. Les bénéficiaires de la complémentaire santé solidaire ou de l’aide médicale de l’État sont également dispensés du paiement du forfait hospitalier.

Le forfait patient urgences passe également à 23 €

Le forfait patient urgences (FPU) a lui aussi été revalorisé au 1er mars 2026

Désormais fixé à 23 €, il s’applique aux personnes qui se rendent aux urgences pour des soins non programmés sans être hospitalisées. Jusqu’à présent, ce forfait s’élevait à 19,61 €.

Ce montant correspond à la participation du patient aux frais liés à son passage dans un service d’urgences. L’assuré est informé du coût lors de sa sortie. Le règlement intervient généralement à réception de la facture, même si certains établissements proposent un paiement directement sur place. Comme pour le forfait hospitalier, cette somme peut être remboursée par une complémentaire santé si le contrat le prévoit.

Un forfait minoré ou exonéré dans certaines situations

Dans certains cas, le montant du forfait patient urgences est réduit. Il est alors fixé à 9,96 €. Cette minoration concerne notamment les personnes reconnues en affection de longue durée (ALD).

Certaines catégories de patients ne sont pas redevables de ce forfait. C’est notamment le cas des femmes enceintes bénéficiant de l’assurance maternité, des personnes titulaires d’une pension d’invalidité ou encore des mineurs victimes de violences sexuelles.

Dans ces situations, aucun forfait patient urgences n’est facturé lors du passage aux urgences.

Un coût en pratique supporté par les complémentaires santé

Sur le papier, le forfait hospitalier journalier hospitalier comme le forfait patient urgences restent à la charge des patients. Dans les faits, ces dépenses sont le plus souvent prises en charge par les complémentaires santé. Dès lors que le contrat est dit « responsable », ces forfaits sont généralement remboursés, en tout ou en partie, par l’organisme complémentaire.

Bon à savoir : Les contrats responsables définissent des limites de remboursement avec des planchers et des plafonds de prise en charge. Ce type de contrat constitue aujourd’hui près de 95 % des offres du marché.

Une dépense supplémentaire pour les complémentaires

La revalorisation du forfait hospitalier représente un coût supplémentaire pour les organismes complémentaires. Selon les estimations évoquées par les pouvoirs publics, cette hausse pourrait entraîner une dépense annuelle supplémentaire d’environ 450 millions d’euros pour les mutuelles et assureurs santé.

Cette évolution intervient alors même que la loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026 prévoit que les complémentaires ne peuvent pas augmenter leurs cotisations cette année.

Une mesure présentée comme « indolore » pour les assurés

Pour le ministère, cette hausse vise avant tout à corriger la diminution observée ces dernières années de la part des complémentaires santé dans le financement de l’hôpital. Les pouvoirs publics estiment que la mesure devrait rester « indolore » pour la majorité des assurés, dans la mesure où ces forfaits sont généralement couverts par les contrats de complémentaire santé.

Cette revalorisation devrait être absorbée en grande partie par les complémentaires santé. Plus que jamais, comparer les mutuelles peut s’avérer utile, car l’augmentation du coût aujourd’hui supporté par les organismes pourrait peser sur l’évolution des cotisations dans les prochaines années, et ce dès 2027.

Source de l’article : À l’hôpital et aux urgences, le forfait hospitalier en hausse depuis le 1er mars
https://www.service-public.gouv.fr/particuliers/actualites/A18830
https://www.legifrance.gouv.fr/jorf/id/JORFTEXT000053594224

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